Auto Trends - Essais routiers
Porsche Boxster Spyder, voiture plaisir
Janvier 13, 2011 | 2:06
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Celui qu’on n’attendait plus !

Un Boxster allégé, plus puissant et «radicalisé» : c’est LA surprise de l’année chez Porsche !

Chez Porsche, l’appellation Spyder fait partie des plus mythiques. La 550 Spyder – à l’arrière-plan sur la photo - est encore dans toutes les mémoires. C’est clairement dans l’esprit de ce modèle sportif que Porsche a développé son nouveau Boxster Spyder… avec la sécurité du 21e siècle en plus !
Quand le Boxster initial fut lancé, fin des années 90, il n’était pourtant pas destiné à être décliné en version allégée. Mais depuis, tous les constructeurs de voitures de sport ont compris l’intérêt de lancer des «séries spéciales» sur base de modèles existants : cela permet de dégager davantage de bénéfices qu’avec la version de base. Et Porsche étant le champion du monde toutes catégories du bénéfice par voiture vendue, il est un des principaux acteurs de ce juteux marché.

+
Efficacité extrême

Freinage époustouflant

Voiture plaisir
      
Après la 911, c’est donc au tour du petit roadster de bénéficier de sa version «ultra-light», vendue 7.300 euros de plus que le Boxster S dont elle est dérivée. L’équivalent du prix d’une petite voiture de ville, alors que le Spyder perd en plus sa capote électrique, sa climatisation et sa radio !
Soyons toutefois de bon compte : le fait d’avoir retiré ces équipements n’est pas une preuve formelle de radinerie mais la démonstration que Porsche a voulu réaliser la voiture la plus légère possible. Rien que le fait d’avoir enlevé la clim fait gagner 19 kilos. Le montage d’une capote en simple toile, d’un capot arrière à double bosse en aluminium et d’un aileron arrière fixe au lieu du mécanisme escamotable ? Encore 19 kilos de moins ! Ajoutez à cela 15 kilos de gagnés avec les portes en alu, 12 avec les sièges baquets, 7 avec un réservoir d’essence de 54 litres au lieu de 64 et encore quelques grammes évités de ci-de là (comme par exemple avec les poignées intérieures d’ouverture des portes en tissu), et vous arrivez à un gain total de 80 kilos. Pour atteindre 1.275 kg, le record de la gamme Porsche actuelle !
Les ingénieurs ne se sont toutefois pas contentés d’alléger la bête. Ils lui ont également offert le moteur du coupé Cayman, qui affiche 10 chevaux de plus que celui du Boxster S.320 chevaux, donc, avec également une suspension abaissée de 20 mm et un peu plus ferme. Le différentiel autobloquant, enfin, fait partie de la dotation de base, de même que les roues de 19 pouces au lieu de 18. Toutes ces transformations valaient bien l’apposition des autocollants Porsche dans le bas des portières, la marque de fabrique des voitures les plus sportives de la firme allemande !

Mériterait plus de chevaux

Capote vraiment pas pratique
 
Les transformations opérées par rapport au Boxster S valaient bien l’apposition d’autocollants Porsche sur le bas des portières, la marque des Porsche les plus sportives.

Pur plaisir

En vrai fan de voitures de sport et pilote émérite, James Dean aurait certainement beaucoup aimé cette interprétation moderne de la 550 Spyder, au volant de laquelle il a malheureusement perdu la vie. Nous, en tout cas, on s’est régalé au volant de cette pure sportive ! Avec son poids-plume et 320 chevaux, le Boxster Spyder est un vrai jouet, doté d’une tenue de route de très très haut niveau et d’un freinage époustouflant. Avec l’option échappement sport dont était équipée notre voiture d’essai, le plaisir de conduite était d’autant plus intense, la mélodie du moteur 6 cylindres à plat apportant une touche musicale particulièrement agréable.
Prix : 66.429 € TVAC

Puissance : 320 ch

V-max : 265 km/h

Conso. mixte :

9,3l/100km
CO2 : 218 g/km 

Autre option montée sur notre exemplaire d’essai : la boîte séquentielle double embrayage avec palettes de sélection derrière le volant. On ne trouve pas mieux actuellement sur le marché. Ce système permettant de garder en permanence les deux mains sur le volant, le conducteur fait véritablement corps avec sa machine et peut piloter en toute tranquillité. Mais même en déconnectant le système PSM anti-sortie de route (l’ESP de Porsche), le Spyder reste parfaitement contrôlable. Sur sol sec, il faut d’ailleurs vraiment le faire exprès pour déraper, le niveau d’adhérence de l’engin étant un des meilleurs de la production automobile actuelle. Pourtant, la suspension n’est pas trop inconfortable. Quant aux freins, ils sont tellement efficaces qu’en conduite sportive, on se surprend à systématiquement regretter d’avoir freiner trop tôt ! Du coup, on n’a qu’un seul regret : que cette voiture ne dispose pas de 100 ou 200 chevaux supplémentaires ! Pourtant, avec un 0 à 100 km/h abattu en moins de 5 secondes et une vitesse de pointe de 265 km/h, le paysage défile déjà à vitesse grand V !
Des défauts, à part le prix ? Oui, une capote vraiment pas facile à manier et n’isolant pas beaucoup des bruits extérieurs. Mais c’est un choix délibéré de Porsche, qui a voulu construire le Boxster le plus léger possible. Puisque les clients sont demandeurs de voitures exclusives pas forcément utilisables au quotidien, le constructeur aurait tort de se priver !

La philosophie des 911 RS appliquée à d’autres modèles de la marque, on en redemande !


Le Spyder en quelques chiffres

Moteur : 6 cylindres à plat, essence, 3.436cc;
320ch à 7.200tr/min; 370Nm à 4.750tr/min.

Transmission : roues arrière.
Boîte : manuelle à 6 rapports (DSG 7 en option).
L/l/h : 4.340/1.800/1.230 mm

Poids en ordre de marche (kg): 1.275
0 à 100 km/h (sec.) : 5,1 
 Par Stéphane Lémeret




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