Auto Trends - Essais routiers
Opel Zafira Tourer 2.0 CDTI 163
Décembre 09, 2011 | 12:52
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Objectif Premium

Avec le Zafira, Opel avait franchi un pas que plusieurs lui ont emboité par la suite. 13 ans plus tard, le Blitz veut à nouveau montrer la voie. Cette fois, c'est celle du monospace familial premium. Mission accomplie ?


Le Zafira Tourer ne remplace pas l'actuel Zafira, il l'accompagne. Ce dernier reste en effet dans la gamme pour quelque temps encore et le Tourer se place au-dessus de lui. La mission du Zafira Tourer : conquérir les amateurs de grands monospaces qui les trouveraient désormais un peu trop grands, et ceux qui n'ont jamais eu de monospaces mais qui, je cite, "apprécieront le niveau de raffinement offert par le Zafira Tourer".


Pas de redites

Premier argument de séduction : le design. Tout en conservant un certain nombre de signatures (les feux de jour LED en boomerang, la barre de calandre chromée…), Opel évite la répétition en s'inspirant de l'Ampera plutôt qu'en déclinant une fois de plus le thème Insignia. En live, cette face marquée par les grands coups de canif verticaux va très bien au Zafira Tourer.
 Le profil typiquement monospace esquive toute lourdeur, peut-être grâce au trait qui sculpte les portières et à celui de la ceinture de caisse, qui s'accentue vers l'arrière de la voiture. L'ensemble donne une allure assez dynamique sans en promettre trop. La face arrière est elle aussi plutôt réussie, les formes lumineuses des blocs optiques sont originales mais au premier regard, on pourrait confondre avec l'arrière d'un Ford S-Max. Enfin bref, Opel nous propose un engin dont l'élégance colle à la promesse "haut de gamme". Prix : 26.650 € TVAC
Puissance : 163 ch
V-max : 208 km/h

Conso. mixte : 5,2l/100km

CO2 : 137 g/km


Lounge

+
Design évitant la redite

Habitacle généreux et bien fini

Espace aux places arrière

Confort, insonorisation
 
Le plus crucial dans un monospace, c'est l'habitacle. Première chose qui frappe : la lumière. Certes notre véhicule d'essai avait reçu le pare-brise panoramique et l'énorme toit en verre, mais même si on ferme les stores, l'impression demeure. Bon point aussi pour le montant de pare-brise en fourche qui dégage une vitre supplémentaire. Excellent pour la visibilité périphérique. Deuxième chose intéressante : la bonne trentaine d'espaces de rangements de toutes tailles, tous réellement utilisables et parfaitement accessibles. Troisième critère, le plus important pour un positionnement premium : la qualité. Bons matériaux, bon assemblage, teintes bien choisies… Les choses sont "meilleures" mais moins funky que dans un S-Max, et moins bonnes mais plus sympas que dans un Touran. En tout cas, si on a coché les bonnes cases dans la liste d'options, l'habitacle peut en effet dégager un certain luxe. Pas de quoi faire sourciller les vraies marques premium, mais de quoi se positionner en "Affordable Premium".

Consommation
Système de navigation
Longévité des accessoires FlexConsole ?
Opel se plait à rappeler que leurs sièges sont étudiés avec et approuvés par l'institut orthopédique de ceci-cela. Clairement, ça le fait. A l'avant en tout cas, car les sièges arrière sont sensiblement plus durs et moins efficaces en maintien latéral. Quant aux sièges de troisième rangée, ils sont comme (presque) toujours à usage occasionnel et interdits aux plus de 1,70 mètre.


Flex

Nous voici à la partie modularité, dont Opel reste le champion puisque non seulement le Zafira Tourer adopte les dernières trouvailles comme la console centrale FlexConsole (un double rail entre les sièges avant sur lesquels on adapte, retire ou fait coulisser divers accessoires de rangement), mais en plus en améliore certaines. Le porte-vélo intégré au pare-chocs par exemple peut recevoir deux vélos jusqu'à 30 kg au lieu de 20 (les vélos électriques sont donc bienvenus), peut recevoir un adaptateur qui fait passer la capacité à 4 vélos et 100 kg, et peut enfin s'incliner sans retirer les bécanes, de manière à rendre le coffre accessible.

Enfin, le système de sièges. Rien de neuf pour la dernière rangée qui disparaît sous le plancher. Ah si, du neuf : elle est en option, à 500 euros. Quant à la banquette centrale, elle peut varier de "deux places avec énorme accoudoir central, beaucoup de dégagement aux épaules et un espace aux jambes digne d'une Mercedes Classe S longue" (si si, sans rire) à "trois places, un peu moins de place aux épaules et aux jambes mais toujours assez pour que de grands adultes s'y installent sans avoir les genoux contre le siège avant". Les 20 cm de plus du Zafira Tourer ont été bien utilisés. Faut-il préciser que les transitions s'exécutent avec une facilité déconcertante ? 
 
Chut !

Opel tient donc jusque-là ses promesses haut de gamme. Mais tout doit se confirmer sur la route. Nos Zafira Tourer avaient sous le capot le 2.0 CDTi 163ch EcoFlex Stop&Start, moteur aussi disponible en 110 ou 130 chevaux. Toutes les versions reçoivent une boîte manuelle 6. Même si c'est la tendance, on appréciera qu'Opel renonce au downsizing diesel (en essence par contre, l'offre principale est un 1.4 Turbo 120 ou 140 chevaux), car pour offrir des performances dignes de ce nom et de sa cible à un engin de 1.700 kg, les 380 Nm du 2 litres ne sont pas de trop. Et de fait, le Zafira Tourer tient fort bien son rang, sans trahir son concept. Comprenez qu'il est véloce, qu'il répond promptement aux sollicitations mais qu'il est dépourvu de toute sportivité, incongrue dans un monospace de ce gabarit. Son truc au contraire, c'est le confort absolu. Nos véhicules disposaient du châssis piloté FlexRide, et ce dernier fait un merveilleux boulot qu'on soit en mode Normal, Tour (plus soft) ou Sport (plus ferme sans être en bois). A bord du Zafira Tourer, on est très bien préservé des irrégularités de la route, si bien même que la banquette centrale ne s'avère finalement pas si inconfortable que ça. Si d'aventure un enchainement sinueux se présente, le véhicule les gèrera sans offrir de sensations grisantes mais, plus important, sans donner le mal de mer. Au final, excellent compromis.
L'Opel Zafira Tourer 2.0 CDTi 163
en quelques chiffres

Moteur : 4 cylindres turbo diesel,
common rail, 1.956cc;
163ch à 4.000tr/min;
380Nm de 1.750 à 2.500 tr/min.


Transmission : aux roues avant.

Boîte : manuelle 6 rapports.
L/l/h (mm) : 4.658/1.928/1.685
Poids à vide (kg): 1.733
Volume du coffre (l) : 710 – 1.860 (5 pl.)
Réservoir (l) : 58
0 à 100 km/h (sec.) : 9,8 

Le plus impressionnant reste à évoquer : l'insonorisation. Le Zafira Tourer a un talent bluffant pour filtrer bruits et vibrations, mêmes aux vitesses légales en Allemagne. Rien que ça, c'est décisif ! Enfin si on ajoute la foule de bidules électroniques de sécurité comme l'Opel Eye qui lit les panneaux routiers, le cruise control à radar, l'avertissement de changement de bande, de présence dans l'angle mort, de collision imminente ou encore le freinage automatique en cas de collision inévitable (le but étant de minimiser les conséquences), on se dit qu'il y a vraiment de quoi chatouiller une marque comme Volvo…
Les autres motorisations

1.8 Ecotec : 115ch, 7,2l/100km, 169km/h, 20.350 € TVAC.
1.4 Turbo : 120ch, 6,7l/100km, 190km/h, 21.400 € TVAC.
1.4 Turbo : 140ch, 6,3l/100km, 192km/h, 22.400 € TVAC.
2.0 CDTi : 110ch, 5,2l/100km, 183km/h, 22.400 € TVAC.
2.0 CDTi : 130ch, 5,2l/100km, 191km/h, 23.600 € TVAC. 

La seule déception au terme des essais concerne la consommation. Même avec des trésors de conduite éco, les 5,2 l/100 km de moyenne annoncés semblent très, très optimistes. Pour descendre sous les 6,2, il faut déjà se donner du mal. La version 2.0 CDTi 130 EcoFlex qui arrivera début 2012 revendique 4,5l/100km! On demande à voir…
 


Conclusion


Belle réussite que ce Zafira Tourer. Du look aux équipements en passant par son agrément général, il tient ses promesses de positionnement. Reste à voir si ça suffira à détourner les clients BMW, Audi ou Volvo…



Laurent Zilli






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