A armes égales ?
L’air
de rien, cela fait déjà plus de cinq ans que le Murano se pose en
alternative atypique dans le rang des SUV haut de gamme.
En lui greffant
un bloc diesel sous le capot, Nissan lui fournirait-il enfin les armes
nécessaires pour se battre avec la concurrence européenne ?
Pour
les néophytes, le Murano de Nissan se profile un peu comme un O.R.N.I.
(objet roulant non identifié). D’une part, car les rencontres avec ce
modèle sur les routes sont très rares. Et, d’autre part, car son allure
originale éveille rapidement la curiosité. C’est d’autant plus vrai
aujourd’hui que depuis l’automne 2008, ce gros SUV a reçu un restylage
accentuant encore le côté exotique et sportif de sa face avant. Bref,
voilà un SUV de caractère qui mérite que l’on s’y intéresse de plus
près. Car même si Nissan survole la mêlée au royaume des SUV compacts
avec son Qashqai, le Murano est encore loin de faire l’unanimité à
l’étage supérieur.
Privé de V6
L’appellation
Murano rimant avec bloc V6 (essence 3,5 litres 256ch) depuis son
lancement, comment ne pas imaginer que Nissan conserve la même
architecture au moment de passer au moteur diesel ? D’autant plus que
l’alliance Renault-Nissan vient de développer un excellent 3.0 V6 dCi.
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Mais finalement, non. Malgré son statut de véhicule haut de gamme, le
Murano n’hérite que du gros quatre cylindres 2.5 dCi de ses frères plus
utilitaires Pathfinder et Navara. On se console tout de même en
apprenant que Nissan s’est attelé à perfectionner ce «vieux» bloc (pour
l’anecdote, la nouvelle gamme de véhicules utilitaires de Renault l’a
remplacé par un 2.3 plus récent). Au menu, on note la présence d’un
nouveau système d'injection directe dont la pression d’injection monte
jusqu’à 2.000 bars maxi. Une augmentation de pression qui permet de
pulvériser les gouttelettes de carburant plus finement et d’ainsi
améliorer le rendement de la combustion. Le bloc bénéficie également
d’une culasse retravaillée optimisant les débits d'admission et
d'échappement. On note, enfin, l'adoption d'un nouveau turbocompresseur à
géométrie variable à commande électrique (et non plus hydraulique)
sensé améliorer la réponse du moteur. Côté émissions, le moteur est
équipé d'un filtre à particules en série et rejette 210 grammes de
CO2/km dans l’atmosphère (8l/100km). Pour info, c’est 0,6l/100km de plus
que le nouveau Volkswagen Touareg avec son 3.0 V6 TDI 240ch.
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Le Murano 2.5 dCi en quelques chiffres
Moteur : 4 cylindres en ligne, diesel turbo;
2.488cc; 190ch à 4.000tr/min;
450Nm à 2.000tr/min.
Transmission : aux quatre roues.
Boîte : automatique 6 rapports.
L/l/h : 4.860/1.885/1.720 mm
Poids à vide (kg): 1.895
Coffre (l) : 402l
Réservoir (l) : 82
0 à 100 km/h (sec.) : 10,5
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Origine non contrôlée
Grâce
à ses améliorations techniques, le gros quatre cylindres développe 190
chevaux, ainsi que 450 Nm de couple à 2.000 tr/min. Contrairement au
Murano essence couplé à une transmission à variation continue (CVT), la
version diesel hérite d’une boîte automatique à 6 rapports. A l’usage,
elle se montre suffisamment rapide et réactive pour séduire un client
européen. Par contre, le 2.5 dCi convainc moins à l’usage. Son caractère
rustisque apparaît au travers d’une sonorité peu engageante et surtout
de vibrations trop marquées. Si elles restent relativement peu présentes
à vitesses stabilisées, à la moindre relance ces vibrations confèrent
un caractère rugueux à la mécanique. Une sensation relativement
déplaisante à ce niveau de gamme. Et surtout en décalage par rapport au
luxe et au raffinement offerts par l’habitacle du Murano. Il n’y a rien à
faire : un six cylindres en V présente une noblesse mécanique
indiscutablement supérieure à celle d’un gros quatre cylindres. Le SUV
japonais n’étant pas particulièrement léger (1.895 kg à vide), les
performances offertes restent également assez moyennes pour le segment
(10,5 secondes sur l’exercice du 0 à 100 km/h).
Plus
routier qu’aventurier, le Murano s’équipe d’une transmission intégrale
privilégiant les roues avant. En cas de perte d’adhérence, une partie du
couple peut momentanément être envoyée vers les roues postérieures.
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+
Enfin un diesel sous le capot
Rapport prix/équipement généreux
Look original
Habitacle joliment présenté
Habitabilité généreuse
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–
2.5 dCi vibrant et sonore en charge
Performances moyennes
Léger manque de filtrage des suspensions
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Equipement complet
Si
les vibrations et la sonorité du moteur peuvent s’avérer dérangeantes,
qu’à cela ne tienne, on va tenter de les masquer en profitant de
l’installation Bose à 11 haut-parleurs tout en divertissant les
passagers arrière grâce à l’écran installé dans le pavillon. Ce sont
pratiquement les seules options proposées en supplément sur le Murano
diesel.
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Prix : 46.800 € TVAC
Puissance : 190 ch
V-max : 196 km/h
Conso. mixte : 8l/100km
CO2 : 210 g/km
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Tout le reste de l’équipement est compris dans la dotation de
série. Même la peinture «auto-cicatrisante». Grâce à une résine de haute
élasticité mélangée à la couche de vernis, la peinture présente une
certaine «souplesse». En cas de rayures, la résine est censée retrouver
son état initial au bout de quelques jours, «cicatrisant» ainsi la
peinture qui retrouve son aspect d'origine.
En
ouvrant le catalogue du Murano à une motorisation diesel, Nissan fait
un pas dans la bonne direction. Le choix d’un bloc quatre cylindres
assez peu raffiné se montre, par contre, plus contestable. Les clients
peu soucieux de la noblesse de leur mécanique apprécieront néanmoins le
look original et le rapport prix/équipement généreux du Murano dCi.