Auto Trends - Essais routiers
Nissan Murano 2.5 dCi
Janvier 31, 2011 | 2:55
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A armes égales ?


L’air de rien, cela fait déjà plus de cinq ans que le Murano se pose en alternative atypique dans le rang des SUV haut de gamme.

En lui greffant un bloc diesel sous le capot, Nissan lui fournirait-il enfin les armes nécessaires pour se battre avec la concurrence européenne ?


Pour les néophytes, le Murano de Nissan se profile un peu comme un O.R.N.I. (objet roulant non identifié). D’une part, car les rencontres avec ce modèle sur les routes sont très rares. Et, d’autre part, car son allure originale éveille rapidement la curiosité. C’est d’autant plus vrai aujourd’hui que depuis l’automne 2008, ce gros SUV a reçu un restylage accentuant encore le côté exotique et sportif de sa face avant. Bref, voilà un SUV de caractère qui mérite que l’on s’y intéresse de plus près. Car même si Nissan survole la mêlée au royaume des SUV compacts avec son Qashqai, le Murano est encore loin de faire l’unanimité à l’étage supérieur.


Privé de V6

L’appellation Murano rimant avec bloc V6 (essence 3,5 litres 256ch) depuis son lancement, comment ne pas imaginer que Nissan conserve la même architecture au moment de passer au moteur diesel ? D’autant plus que l’alliance Renault-Nissan vient de développer un excellent 3.0 V6 dCi.

 Mais finalement, non. Malgré son statut de véhicule haut de gamme, le Murano n’hérite que du gros quatre cylindres 2.5 dCi de ses frères plus utilitaires Pathfinder et Navara. On se console tout de même en apprenant que Nissan s’est attelé à perfectionner ce «vieux» bloc (pour l’anecdote, la nouvelle gamme de véhicules utilitaires de Renault l’a remplacé par un 2.3 plus récent). Au menu, on note la présence d’un nouveau système d'injection directe dont la pression d’injection monte jusqu’à 2.000 bars maxi. Une augmentation de pression qui permet de pulvériser les gouttelettes de carburant plus finement et d’ainsi améliorer le rendement de la combustion. Le bloc bénéficie également d’une culasse retravaillée optimisant les débits d'admission et d'échappement. On note, enfin, l'adoption d'un nouveau turbocompresseur à géométrie variable à commande électrique (et non plus hydraulique) sensé améliorer la réponse du moteur. Côté émissions, le moteur est équipé d'un filtre à particules en série et rejette 210 grammes de CO2/km dans l’atmosphère (8l/100km). Pour info, c’est 0,6l/100km de plus que le nouveau Volkswagen Touareg avec son 3.0 V6 TDI 240ch.


Le Murano 2.5 dCi en quelques chiffres


Moteur : 4 cylindres en ligne, diesel turbo;

2.488cc; 190ch à 4.000tr/min;

450Nm à 2.000tr/min.

Transmission : aux quatre roues.

Boîte : automatique 6 rapports.

L/l/h : 4.860/1.885/1.720 mm

Poids à vide (kg): 1.895

Coffre (l) : 402l

Réservoir (l) : 82

0 à 100 km/h (sec.) : 10,5

 




Origine non contrôlée


Grâce à ses améliorations techniques, le gros quatre cylindres développe 190 chevaux, ainsi que 450 Nm de couple à 2.000 tr/min. Contrairement au Murano essence couplé à une transmission à variation continue (CVT), la version diesel hérite d’une boîte automatique à 6 rapports. A l’usage, elle se montre suffisamment rapide et réactive pour séduire un client européen. Par contre, le 2.5 dCi convainc moins à l’usage. Son caractère rustisque apparaît au travers d’une sonorité peu engageante et surtout de vibrations trop marquées. Si elles restent relativement peu présentes à vitesses stabilisées, à la moindre relance ces vibrations confèrent un caractère rugueux à la mécanique. Une sensation relativement déplaisante à ce niveau de gamme. Et surtout en décalage par rapport au luxe et au raffinement offerts par l’habitacle du Murano. Il n’y a rien à faire : un six cylindres en V présente une noblesse mécanique indiscutablement supérieure à celle d’un gros quatre cylindres. Le SUV japonais n’étant pas particulièrement léger (1.895 kg à vide), les performances offertes restent également assez moyennes pour le segment (10,5 secondes sur l’exercice du 0 à 100 km/h).

Plus routier qu’aventurier, le Murano s’équipe d’une transmission intégrale privilégiant les roues avant. En cas de perte d’adhérence, une partie du couple peut momentanément être envoyée vers les roues postérieures.

+


Enfin un diesel sous le capot


Rapport prix/équipement généreux


Look original


Habitacle joliment présenté


Habitabilité généreuse


2.5 dCi vibrant et sonore en charge


Performances moyennes


Léger manque de filtrage des suspensions

Equipement complet

Si les vibrations et la sonorité du moteur peuvent s’avérer dérangeantes, qu’à cela ne tienne, on va tenter de les masquer en profitant de l’installation Bose à 11 haut-parleurs tout en divertissant les passagers arrière grâce à l’écran installé dans le pavillon. Ce sont pratiquement les seules options proposées en supplément sur le Murano diesel.


Prix : 46.800 € TVAC

Puissance : 190 ch

V-max : 196 km/h

Conso. mixte : 8l/100km

CO2 : 210 g/km

Tout le reste de l’équipement est compris dans la dotation de série. Même la peinture «auto-cicatrisante». Grâce à une résine de haute élasticité mélangée à la couche de vernis, la peinture présente une certaine «souplesse». En cas de rayures, la résine est censée retrouver son état initial au bout de quelques jours, «cicatrisant» ainsi la peinture qui retrouve son aspect d'origine.

En ouvrant le catalogue du Murano à une motorisation diesel, Nissan fait un pas dans la bonne direction. Le choix d’un bloc quatre cylindres assez peu raffiné se montre, par contre, plus contestable. Les clients peu soucieux de la noblesse de leur mécanique apprécieront néanmoins le look original et le rapport prix/équipement généreux du Murano dCi.






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