Auto Trends - Essais routiers
Moins de 10.000 €
Mars 15, 2011 | 3:08
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L’embarras du choix !?


Qui a dit que les automobiles coûtaient cher ? Certes, la majorité des modèles nécessitent un investissement conséquent. Certains atteignent même des sommes pharaoniques ! Mais pour attirer les clients dans les concessions, de nombreux constructeurs proposent des modèles «premiers prix». A s’y pencher d’un peu plus près, on se rend compte que les voitures disponibles pour moins de 10.000 euros ne sont pas si rares que cela finalement !

Moment phare pour le secteur automobile en Belgique : les périodes salon et post-salon permettent de doper considérablement les ventes. Si, généralement, les années impaires de «petits salons» consacrés aux véhicules utilitaires et de loisirs, n’atteignent pas les mêmes records que celles des années de « grands salons », 2011 pourrait être différent. Les alléchantes primes fédérales écologiques encensant les véhicules pauvres en émissions de CO2 devraient, en effet, disparaître ou à tout le moins être profondément remaniées, dans le courant de l’année (si la Belgique hérite d’un nouveau gouvernement). Des modifications qui auront certainement pour conséquence de donner un sérieux coup de frein aux ventes de véhicules neufs.
Pour conserver de bons chiffres au moment du bilan de fin d’année, pas le choix : les importateurs doivent vendre un maximum de véhicules dès le début de l’année ! Bonne nouvelle donc pour les potentiels clients : les offres exceptionnelles ne sont pas près de s’arrêter…

Prix planchers !

Si les réductions et autres promotions touchent tous les segments et toutes les gammes de prix, les modèles les plus économiques en bénéficient évidemment aussi. Les clients qui ne souhaitent pas exploser leur budget «mobilité» à l’aube de cette nouvelle année pourront ainsi réaliser d’excellentes affaires.


CITADINES
     L'Alto, reine du segment pour un peu plus de 6.000 euros !
Si l’on est à la recherche d’une citadine, on traquera en premier lieu les modèles primés écologiquement. Leurs tailles et poids limités permettent, en effet, à de très nombreux modèles de bénéficier des 15% de ristourne de l’Etat. Leader du genre avec sa petite Alto, Suzuki affiche un prix catalogue à 8.699 euros. En comptant les différentes primes et ristournes, le client pourra au final ne débourser qu’un peu plus de 6.000 euros (6.399 avec les promotions salons, qui devraient encore être négociables en février).    
Disponible à partir de 6.399 euros, l'Alto est la championne des prix toutes catégories confondues !

Histoire de jouer la carte de la «saine concurrence», on ira également faire un saut chez Nissan qui propose exactement le même modèle sous l’appellation Pixo. Malgré leurs prix planchers, les Alto et Pixo ne se profilent pas comme des voitures au rabais. Le moteur (1.0 de 68 chevaux) est pétillant, le comportement routier vif (mais le confort assez ferme) et les cinq portes s’avèrent pratiques pour emmener des enfants à l’arrière.


Depuis le remaniement de leur mécanique à essence (l’offre diesel a quitté le catalogue), la triplette de PSA (Citroën C1, Peugeot 107) et Toyota (Aygo) hérite aussi de la prime écologique de 15%.

Avec les offres temporaires, cela permet à ces modèles de descendre allégrement sous la barre des 7.000 euros.
 
A défaut de diesel, la Citroën C1 dans sa version essence truste désormais la prime écologique maximum de 15%.

 

La Hyundai i10 fait désormais partie du cercle fermé des 99g C02/km qui raflent les plus grosses primes.
Même remaniement mécanique, et même prime de 15%, pour l’i10 de Hyundai qui émet dorénavant 99g CO2/km.

De son côté, si la Panda se contente de 3% de prime gouvernementale, Fiat offre généralement de larges remises sur ce modèle. Le prix d’accès de l’italienne tourne ainsi autour des 7.000 euros.




Même manœuvre chez Kia pour la Picanto (3% de ristourne). Les ristournes devraient d’ailleurs s’accentuer dans les semaines à venir car la fin de la vie de ce modèle arrive à grand pas.
Bonnes affaires en perspective !

En fonction du type de motorisation retenu pour la Twingo (essence 1.2l 75ch ou diesel 1.5 dCi 75ch), on bénéficiera de 3 ou 15% de ristourne. Dans les deux cas, le prix reste légèrement inférieur à 10.000 euros. La version diesel ravira ainsi les «petits budgets, gros rouleurs».
 
Selon les versions essence et diesel, la prime d'une Twingo variera de 3 ou 15%.


Les purs citadins se tourneront, quant à eux, vers les Toyota iQ et Smart Fortwo. Tout en sachant que, même si certaines versions restent sous la barre des 10.000 euros (grâce aux primes fédérales), ces modèles «tendances» facturent généralement leurs services plus chers que d’autres citadines moins spartiates.

Pas de prime ?

Après avoir fait le tour des bons élèves en matière d’émissions de CO2, on n’hésitera pas à pousser la porte d’encore quelques concessions…
 Les modèles non primés écologiquement ne sont effectivement pas à éviter lorsqu’on part en quête de la bonne affaire. Au contraire : les constructeurs ne pouvant compter sur les largesses de l’Etat se serrent généralement la ceinture pour tenter de combler la différence. Chez Chevrolet, par exemple, on tranche allégrement dans le prix de la nouvelle Spark. Il a ainsi chuté de 9.249 euros à seulement 6.999 euros durant le Salon ! N’oublions surtout pas non plus la jolie Ford Ka à 7.590 euros.
 
A défaut de prime, c'est un rabais de plus de 2.000 euros qui vous attend chez Chevrolet pour une Spark !


POLYVALENTES

     Pour ceux qui ont besoin d'espace à défaut de confort. 

Si son budget est plafonné à 10.000 euros, on a deux options : soit on se dirige vers le segment des citadines et on se fait éventuellement plaisir en rajoutant quelques équipements de confort. Soit, on préfère disposer d’un espace habitable plus important et on passe à la taille supérieure… Toujours en respectant le fatidique plafond de 10.000 euros, on trouve effectivement de nombreuses propositions. Mais il faudra alors se contenter du strict minimum… C’est-à-dire d’un équipement dépouillé, d’une présentation extérieure généralement moins flatteuse (pare-chocs, poignées, rétroviseurs noirs, roues en tôle…) et une motorisation essence de base parfois un peu poussive. L’habitabilité, le coffre, l’insonorisation et le confort de marche sont, par contre, généralement de meilleur niveau.
 Dans cette catégorie, les prétendantes disponibles sont nombreuses. On retrouve, par exemple, la Skoda Fabia (à partir de 7.490 euros), la Chevrolet Aveo (7.790 euros), la Lada Kalina (à partir de 7.950 euros), la Peugeot 206+ (8.220 euros), l’Opel Corsa (8.364 euros), la Renault Clio (8.995 euros), les Fiat Punto (9.023 euros) et Punto Evo (9.490 euros), la Honda Jazz (9.990 euros), la Citroën C3 (9.950 euros)… Tous ces modèles sont généralement affichés à des prix oscillant entre 10.500 et 12.500 euros au catalogue. Mais, en fonction des promotions et des ristournes, il est possible de les obtenir pour un tarif plus serré comme en témoigne les prix mentionnés, relevés dans les allées du Salon.  
La séduisante Corsa se négocie déjà à partir de 8.634 euros.


 

Ecologique avec ses motorisations Renault performantes et peu polluantes, la Dacia Sandero est une véritable affaire.
 Les modèles diesels primés dans ce segment (Econetic, BlueMotion, Greenline…) restent généralement un peu au-dessus de la barre des 10.000 euros malgré la ristourne fédérale. Seule exception : la Dacia Sandero. Equipé des 1.5 dCi 75 et 90 d’origine Renault, ce modèle affiche des émissions de CO2 limitées à 104g CO2/km. Son prix déjà plancher (respectivement 10.800 et 11.400 euros) descend ainsi sous la barre des 10.000 euros (9.180 pour la 75ch et 9.690 pour la 90). Une affaire !


BREAKS ET MONOVOLUMES
     Même du côté des breaks, on se serre la ceinture ! 

Si l’aspect pratique des breaks attire mais que le budget disponible est limité, pas de panique ! Certains constructeurs proposent des modèles couplant soute généreuse et tarif serré.
Comme par exemple Seat avec l’Ibiza ST, Renault avec la Clio Grandtour, Skoda avec la Fabia Combi, Peugeot avec la 207 SW et Lada avec les Kalina et Priora Break. Ici aussi, les prix de base officiels sont légèrement supérieurs à 10.000 euros. Mais les offres «exceptionnelles» permettent généralement de descendre de justesse sous le seuil fatidique. Exemple chez Skoda : la Fabia Combi 1.2 essence s’échangeait à 9.610 euros pendant la période salon… Par contre, ici aussi, il faudra se contenter des motorisations d’accès qui n’offrent généralement pas des reprises exceptionnelles. Il faudra donc s’armer de patience si l’on a chargé le coffre jusqu’à plus soif…   
Avec le Fabia Combi, Skoda démocratise le break même si les motorisations d'accès restent un peu faibles.

Si l’on est amené à transporter de lourdes charges, reste donc à nouveau la solution Dacia. Le break Logan MCV offre un volume de chargement gigantesque et se dérive en variante diesel, plus souple, dont le prix légèrement supérieur à 10.000 euros pourrait être revu à la baisse à la suite d’une âpre négociation…
Dernière alternative pour les familles à petit budget : les mini-monovolumes. Dans leur version de base, on trouve déjà les Renault Modus, Skoda Roomster, Suzuki Splash et son jumeau Opel Agila disponibles dans des versions d’accès dépouillées accessibles.

Enfin, désolé pour les amateurs du genre, mais on n’a, par contre, pas trouvé de SUV «officiellement» disponible sous 10.000 euros. Mais sachez que les modèles d’accès des Dacia Duster et Lada Niva n’en sont pas si loin (respectivement 11.900 et 11.499 euros) ! 

Pour les familles à petits budgets, les monovolumes sont une  
autre solution financièrement attractive à l'image de la Suzuki Splash.

Primes en tous genres

Avant de se lancer à la chasse aux bonnes affaires, il est impératif de maîtriser parfaitement les différentes primes et autres bonus auxquels on peut prétendre. Petit rappel pratique des réductions les plus courantes :

1. La prime écologique : il s’agit de la réduction directe de 3 ou 15% sur le prix total du véhicule, options comprises, financée par l’Etat pour les véhicules émettant entre 115 et 105 ou moins de 105g de CO2/km. Attention : même si le concessionnaire doit patienter avant d’être remboursé par l’Etat, il ne rogne en rien ses marges bénéficiaires en incluant cette ristourne dans l’offre de prix. Il ne faut donc pas hésiter à négocier une véritable remise supplémentaire !

2. Ristourne : selon les modèles, les vendeurs sont prêts à offrir une ristourne plus ou moins importante sur le prix indiqué au catalogue. Cette réduction se calcule en % ou en montant fixe. Bon à savoir : la ristourne sera plus importante si le modèle arrive en fin de vie ou s’il est peu populaire. Généralement, on obtient une ristourne plus importante si l’on opte pour une version haut de gamme ou richement équipé. Il n’y a pas de miracle : plus les marges pour le vendeur sont grandes, plus il sera enclin à diminuer le prix du véhicule. Et inversement… Inutile donc d’espérer une grosse réduction sur les modèles d’accès aux prix déjà écrasés.

3. Prime de recyclage : lors de l’achat d’un nouveau véhicule, les constructeurs offrent une reprise pour un ancien véhicule «sans valeur» dont le montant tourne généralement autour des 1.000 à 1.500 euros. Attention tout de même : pour en bénéficier, le véhicule remisé doit être complet, roulant, et immatriculé depuis au moins 6 mois au nom du nouveau propriétaire. Si le véhicule échangé possède une valeur commerciale supérieure à la prime de recyclage, les constructeurs proposent généralement de surévaluer le montant de la reprise par rapport au marché. On s’informera toutefois, via des sites de vente spécialisés sur internet, de la valeur réelle de son modèle ! Quitte à tenter de le vendre soi-même, si on en a la possibilité.

4. Bonus/malus de la Région wallonne : les particuliers résidant en Wallonie peuvent prétendre à un bonus de maximum 600 euros sur les modèles émettant moins de 99g CO2/km. Attention : ce montant sera reversé environ 6 à 8 mois après l’immatriculation du véhicule. L’acheteur devra donc l’avancer au moment de la transaction.

5. Cadeaux et packs avantageux : en plus de toutes les ristournes traditionnelles, d’autres artifices promotionnels existent pour allécher le client. Il n’est pas rare de se voir offrir des équipements supplémentaires en cadeau (comme des box de toit, des pneus hivers, la climatisation…) ou des packs d’équipements à des prix avantageux. Certains constructeurs jouent également la carte des réductions sur les primes d’assurance ainsi que des entretiens ou du carburant gratuits.

6. Taux d’intérêt : si l’on ne possède pas les fonds pour acheter sa voiture, il est impératif de passer par une formule de financement. Certains importateurs proposent des taux d’intérêts très bas, voire même nuls parfois. Dans la plupart des cas, les taux s’avèrent d’ailleurs plus intéressants que ceux proposés par les banques traditionnelles. Opter pour ces financements à taux bas permet d’économiser plusieurs centaines d’euros sur le prix final du véhicule.







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