Auto Trends - Essais routiers
Mercedes CLS 350 CDI
Janvier 26, 2011 | 1:36
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Duel au sommet

Lancée en 2004, la Mercedes CLS a longtemps été l’unique coupé quatre portes dans son segment. Aujourd’hui, la nouvelle génération va devoir faire face à une certaine Audi A7 Sportback. Avec quelles armes ?

Il y a six ans, lorsque la marque à l’étoile a présenté sa CLS, le petit monde de l’automobile a été un peu secoué. Un coupé à quatre portes, une berline aplatie. D’accord, mais pour quoi faire ? Et surtout, pour qui ? La réponse ne s’est pas fait attendre : d’octobre 2004 à octobre 2010, elle a été livrée à 170.000 propriétaires de par le monde. Des clients à la recherche d’audace, de style, lassés des berlines conventionnelles ou des coupés deux portes peu pratiques. Bref, des automobilistes qui voulaient vivre une expérience nouvelle, originale, décalée. La CLS a donc tenu le coup durant six ans, aidée par le fait qu’elle était la seule à jouer dans sa propre cour. Depuis, il y en a eu d’autres, comme la Passat CC. Mais cette dernière se situe clairement un cran en-dessous en matière de prestige, de luxe et de confort. Au sein de ce même Groupe Volkswagen, Audi a mis un peu plus de temps à réagir (en attendant BMW ?), mais c’est aujourd’hui chose faite, et l’A7 Sportback est désormais «dans la place».

Question de profil
Ce qu’on aimait, dans l’ancienne CLS, c’était avant tout sa ligne. Un profil arqué, tendu, tiré à quatre épingles et délicieusement rétro. Cette silhouette effilée, tout en élégance, les designers allemands ont tenté de la reproduire sous une forme plus moderne, en utilisant ce qu’ils appellent la «dropping line» : une arête qui structure la partie haute de l’aile en dessinant une légère courbe descendante vers l’arrière. Bien essayé, mais personnellement, je trouve cela moins réussi que le premier jet. En fait, l’harmonie des formes et l’équilibre des proportions sont faussés par les épaules arrière ostentatoirement musculeuses. L’avant, par contre, s’est clairement inspiré de la sublime SLS AMG. Une belle carte de visite.
Prix : 66.066 € TVAC

Puissance : 265 ch

V-max : 250 km/h

Conso. mixte : 6l/100km
CO2 : 159 g/km

Attention à la tête

A l’intérieur de cette grande voiture de près de cinq mètres, forcément, y’a de la place… pour quatre personnes. Eh oui, c’est son côté «coupé». On le retrouve d’ailleurs également en matière de garde au toit à l’arrière. Grands bustes s’abstenir. De ce côté, l’A7 est nettement plus accueillante. Aucun problème, par contre, pour les jambes, les épaules et les coudes, et ce tant à l’avant qu’à l’arrière. On est assis dans un salon, surtout avec les sièges actifs, massants, ventilés, etc. Les matériaux sont nobles, et leur assemblage ne souffre aucune critique. Quant au volant, il est, comme souvent chez Mercedes, trop grand, surtout en conduite dynamique, ce qui n’est pas la vocation de cette voiture. Il commande une direction paramétrique identique à celle de la Classe E qui autorise une bonne remontée d’informations en provenance des roues.

Pas de hayon

Construite en grande partie en matériaux légers (surtout de l’aluminium : portes, capot, ailes avant, coffre), la CLS affiche tout de même plus de 1,8 tonne sur la balance. Contrairement à sa grande rivale de chez Audi, elle n’offre pas de hayon, mais un coffre classique d’une contenance de 520 litres. Malgré une largeur augmentée de quelques centimètres par rapport à l’ancien modèle, qui engendre une surface au vent supérieure, la CLS voit sa résistance à l’air diminuer de 10%. Le Cx passe ainsi à 0,26 : du beau travail, qui bénéficie naturellement à la consommation. La version 350 CDI BlueEFFICIENCY que nous avons eu le plaisir de tester se contente ainsi de 6l/100km de moyenne théorique ce qui, avec 265 chevaux et 620 Nm de couple dans le coco, est plutôt raisonnable. Les performances aussi, d’ailleurs : 250 km/h en pointe, et 0 à 100 km/h en 6,2 secondes.

Confortable

La nouvelle CLS repose sur le châssis et la structure de suspension de la Classe E, et c’est très bien ainsi. Moins rigoureuse et agile dans son comportement que l’Audi A7, elle est par contre un rien plus confortable, surtout avec les amortisseurs actifs. Truffée de systèmes d’aide à la conduite (avertisseurs d’angle mort et de franchissement de lignes actifs, entre autres), elle est également dotée (de série en Belgique) de projecteurs LED hautes performances constitués de 71 diodes combinées au système bi-xénon. Un vrai bonheur de nuit…

Même si elle chasse sur les mêmes terres que l’Audi A7, la nouvelle CLS se distingue par un positionnement davantage axé sur le confort. Son réel problème est son prix, nettement supérieur à celui de sa rivale.


+

Nez de SLS AMG
Equipement sécuritaire et technologique
Projecteurs LED de série
Confort général
Performances/agrément/consommation
-

Garde au toit arrière
Volant trop grand
Ligne alourdie
Tarifs

La Mercedes CLS 350 CDI en quelques chiffres
Moteur : 6 cylindres en V, turbo, 2.987cc;
265ch à 3.800tr/min; 620Nm à 1.600tr/min.
Transmission : aux roues arrière.
Boîte : automatique à 7 rapports.
L/l/h (mm) : 4.940/1.881/1.416
Poids à vide (kg) : 1.815
Volume du coffre (l) : 520
Réservoir (l) : 59
0 à 100 km/h (sec.) : 6,2
Les autres motorisations en quelques chiffres…

350: 306ch, 6,8l/100km, 250km/h, 69.454 euros TVAC.

250 CDI: 204ch, 5,1l/100 km, NC, 62.436 euros TVAC.




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