Auto Trends - Essais routiers
Mercedes C63 AMG Coupé 2012
Février 03, 2012 | 9:00
Rating:
Rate



Le chant du cygne

La nouvelle Classe C Coupé est probablement la dernière Mercedes à pouvoir s’adjoindre les services du fabuleux moteur V8 atmosphérique AMG. Autant en profiter…


Ah le moteur 63 de chez AMG… Depuis le temps qu’il fait le bonheur des amateurs de caractère bien trempé, de sonorité envoûtante et de puissance inépuisable. Eh bien figurez-vous qu’il va disparaître. C’est la mauvaise nouvelle. La bonne, c’est qu’il a une dernière fois voix au chapitre sous le capot de la nouvelle Classe C Coupé. Et nous, on ne s’est pas privé pour en profiter...

Pas très écolo
Mais pourquoi donc ce fabuleux moteur, qui a reçu le titre de «Engine of the Year» deux années consécutives (2009 et 2010), va-t-il passer à la trappe ? La réponse tient en deux mots : normes antipollution. D’ailleurs, s’il est encore de la partie sur ce nouveau modèle, c’est grâce à une sérieuse évolution de la transmission Speedshift à 7 rapports. Les ingénieurs ont en effet renoncé au convertisseur de couple et opté pour un embrayage humide compact. Concrètement, cette évolution technique permet de réduire les pertes inhérentes à une boîte de vitesses automatique et de réduire la consommation de manière substantielle : - 20% environ. Du coup, même si cette C 63 AMG Coupé n’a rien d’un chameau, elle stabilise sa consommation moyenne normalisée à 12l/100km (280g CO2/km). Bon, pour être honnêtes, on a tourné autour des 17l/100km durant notre essai. Mais quand on aime…

30 chevaux de plus
Il faut dire que notre version de test était équipée du Pack Performance qui fait passer la puissance de 457 (pour la version normale) à 487 chevaux. Le couple reste identique à 600 Nm, et on gagne un dixième sur le 0 à 100 km/h (4,3 secondes au lieu de 4,4). Les 30 bourrins supplémentaires de cette version hautes performances sont obtenus grâce à un transfert de technologie en provenance de la SLS AMG. Pistons forgés, bielles et vilebrequin de conception légère : la réduction des masses de ces composants permet au 8 cylindres atmosphérique de réagir avec encore plus de vivacité et d’aller titiller le rupteur avec un bonheur non dissimulé. Le Pack Performance AMG se caractérise également par des freins en carbone-céramique à étriers rouges et par un petit déflecteur en carbone sur le coffre. Sous le capot moteur, la tubulure d’amission variable est de couleur gris titane et, comme il se doit chez AMG, le technicien qui a suivi le montage du moteur de A à Z a apposé sa signature sur la culasse.

Frissons dans le dos
Le simple fait d’appuyer sur le bouton «Start» donne déjà des frissons dans le dos. Sous la main droite, une petite molette permet de sélectionner les différents programmes de conduite. Oublions tout de suite le «C» (Controlled Efficiency), destiné à optimiser la consommation. On n’est pas là pour ça ! Restent «S» (Sport), «S+» (encore un peu plus sport) et «M» (manuel). Une fonction «Race Start» pour démarrer en trombe est également disponible, mais mieux vaut éviter de s’en servir trop souvent, sous peine de faire souffrir la transmission.


ESP Sport
Après quelques kilomètres de prise en main, le rythme s’accélère. Malheureusement, avec l’ESP branché, impossible d’être efficace. Le système «scotche» la voiture en sortie de courbe pour l’empêcher de dériver. Heureusement, AMG propose trois niveaux d’assistant de trajectoire : Normal, Sport et Off. Vu les vitesses de passage, mieux vaut être prudent et ne pas le déconnecter totalement. Le mode Sport est une bonne alternative. Il permet un léger survirage et n’intervient que si on va vraiment trop loin. Sécurisant et amusant à la fois. Quant à la boîte, elle est tout simplement parfaite, pour autant qu’on ait, là aussi, sélectionné le mode Sport. Elle rétrograde intelligemment dès la moindre sollicitation des freins, et les rapports passent en 100 millisecondes. Au rétrogradage, la fonction double débrayage est active. Pas vraiment très utile, ce gadget est par contre très valorisant au niveau de la sonorité.


CONCLUSION
Outre sa fâcheuse tendance à picoler, la C63 AMG est affichée à un tarif «osé». Pas très raisonnable, tout ça ! Mais franchement, des bagnoles comme celle-là, on en redemande !
 
   
Une fois bien calé derrière le volant, le conducteur a le choix entre
différents modes de conduite allant du plus économique au plus sportif.






Tous les essais