Auto Trends - Essais routiers
Mazda MX-5 Ice Race
Mai 31, 2011 | 12:39
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Le feu au lac !

Histoire de fêter dignement les vingt ans de la MX-5, Mazda avait organisé l’an dernier une course sur le circuit d’Adria entre des journalistes de différents pays européens. La formule a rencontré un tel succès que le constructeur japonais a décidé de renouveler l’expérience… en y ajoutant un peu de piment !

Inutile de se lancer dans une longue description pour planter le décor de la course que Mazda nous propose cette année : températures polaires, lac gelé, pneus à clous, propulsion… Des ingrédients pour le moins alléchants !

Difficile donc de résister à la tentation lorsqu’on me propose de rejoindre l’équipe chargée de défendre les couleurs de notre pays aux côtés de cinq autres journalistes !


Virages à gogo

Le circuit tracé sur le lac de Kallsjön mesure près de 5 km (c’est plus long que Zolder !) et compte plus de quarante virages. Le tracé projeté sur l’écran géant dans la salle de briefing donne déjà le tournis : ça zigzague dans tous les sens ! Impossible d’apprendre le tracé par cœur… D’autant plus qu’il n’y a aucun point de repère sur la piste. Tout est blanc et plat !
Les premiers temps donnent le ton : les Australiens, seule équipe non-européenne parmi les 26 nationalités représentées, survole littéralement les débats. A peine le temps de prendre connaissance des ces premiers chronos, qu’il est déjà temps pour moi d’enlever toutes mes couches protectrices pour grimper à bord de notre MX-5 superbement décorée (elle «singe» le look de la MX-5 bardée de bananes présentée par Mazda lors du festival de rock de Werchter).

Je profite de la sortie des stands limitée à 30 km/h pour désactiver l’ESP. Le premier coup de gaz donné en passant sous le panneau de fin de limitation de vitesse annonce la couleur : les roues arrière de la MX-5 veulent déjà passer devant ! Ça promet.
Cela dit, dès le deuxième ou troisième virage, toutes les appréhensions disparaissent pour laisser la place à un sentiment de plaisir indescriptible ! La MX-5 semble avoir été conçue pour ce florilège de glisse : un petit coup de gaz permet de placer le train arrière en dérive à l’entrée de la courbe, reste ensuite à contre-braquer et entretenir la glisse à l’accélérateur. Par contre, que c’est physique : il n’y a aucune ligne droite pour se reposer les bras. Je ne les ai jamais vus s’agiter aussi vite de droite à gauche de toute ma vie !

Top 5 ?

Après les entraînements du matin, arrive déjà la séance de qualification. Malgré nos efforts, la sanction tombe à la fin de la journée : le team «banana» partira de la huitième place sur la grille. Si nous quittons le circuit un peu désappointés, on ne baisse pas pour autant les bras ! Certes, en roulant dix secondes plus vite que les autres équipes, ces diables d’Australiens semblent difficilement rattrapables. Par contre, une place dans le top 5 reste largement envisageable. D’une part, on a enfin trouvé le bon réglage de suspensions pour notre MX-5 qui a perdu toute tendance au sous-virage, mais en plus, au vu des temps, notre équipe est relativement homogène. Cela devrait faire la différence pendant la course par rapport aux pays qui disposent d’un pilote très rapide… et deux ou trois moins bons !


La MX-5 semble avoir été conçue pour le plaisir du pilotage
Aucune faute

Le lendemain, les voitures se positionnent pour effectuer le tour de chauffe. Lorsque la voiture de sécurité disparaît pour libérer la meute de MX-5, un nuage de brume s’élève directement au-dessus du lac. Les clous griffent la glace et projettent des embruns tout azimut. Dans la première manche, au rythme des changements de pilote, notre voiture oscille entre la sixième et neuvième place. Arrive déjà mon relais…

Coup de chance : la piste est libre lorsque je m’élance. Je peux donc glisser de butée en butée en toute liberté. Jusqu’à rattraper la voiture qui nous devance au classement. Diable : le bougre ne se laisse pas dépasser si facilement. Et même si je suis un peu plus rapide que lui, difficile de trouver une porte pour passer…
C’est d’autant plus difficile que dans toutes les parties rapides, je dois lever le pied tant la visibilité est mauvaise. Il a de la chance : plus le temps de tenter une nouvelle manœuvre de dépassement. Je dois déjà rentrer au stand. Notre stratégie de course s’avère néanmoins gagnante à la fin de la première manche : n’ayant commis aucune faute et grâce à des rotations de pilote parfaitement orchestrées, notre équipe pointe en troisième position.


Podium en mire !

Reste à confirmer ça dans la seconde manche ! Et cette fois, malgré les températures polaires, on risque bien d’avoir chaud aux fesses ! Appliquant notre stratégie de rotations rapides en début de course, notre MX-5 pointe en cinquième position quand je monte sur la piste. Pas de bol cette fois : je ressors juste dans les échappements d’un attardé. Heureusement, une petite faute de sa part me laisse rapidement le champ libre. Et c’est reparti pour un pur moment de bonheur, tout en glisse ! Après un tour, l’antibrouillard du quatrième pointe à l’horizon. Un lièvre qui encourage à hausser le rythme ! Cette fois, plus question de me laisser intimider : dans le double gauche, juste devant le mur des stands où m’observent mes coéquipiers, je plonge à l’intérieur. Comme dans un balais, nos voitures glissent côte à côte, à quelques centimètres l’une de l’autre. A l’issue du second virage, ma MX-5 ressort en tête. A chacun son tour de manger de la glace !
 Au moment du dernier relais, notre voiture se trouve toujours en quatrième position. Mais tous les autres concurrents doivent encore rentrer dans les stands. A quelques minutes de la fin, la course semble figée et notre troisième place bien assurée. Reste tout de même à ne pas faire de faute. Et c’est de plus en plus difficile : rongée par tous ces clous, la piste devient bosselée. Les MX-5 sautillent et les coups de raquettes dans les parties rapides deviennent de plus en plus difficiles à éviter. Les sorties se multiplient.

Les belges ont décroché un nouveau podium


Coup de théâtre
: seuls en tête, les Australiens trébuchent en dépassant un attardé. Suffisamment pour que les Russes, en embuscade, passent devant à quelques minutes de la fin.
Toujours aussi constante, notre équipe terminera finalement troisième. Plus que jamais décidée à monter à nouveau sur le podium l’année prochaine !





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