Premier de cordée
Le poids sur les épaules du CX-5 est énorme : Mazda entend faire de lui la nouvelle référence du segment des SUV compacts. Un but ambitieux mais parfaitement assumé par le constructeur…
Mazda a pris son temps pour entrer dans l'un des segments les plus juteux d'Europe et d'ailleurs : celui des C-SUV. Voilà qui explique sans doute l'optimisme dans les mots choisis par les ingénieurs et dirigeants de la marque qui n'hésitent pas à clamer haut et fort que leur nouveau bébé devrait imposer de nouveaux codes dans la catégorie, car l'on est en droit de supposer que le constructeur d'Hiroshima a eu tout le temps de peaufiner les moindres détails pour parvenir à ses fins.
SkyActiv
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Le CX-5 reçoit donc l’honneur d'inaugurer une bonne partie des
innovations et techniques qui définiront la marque dans la prochaine
décennie. Non seulement le SUV a droit à une plate-forme inédite, mais
surtout, il est le premier véhicule à avoir été complètement développé
en intégrant l'ensemble des technologies Skyactiv, bannière sous
laquelle sont rassemblées les solutions d'écologie et de dynamisme du
constructeur.
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Prix : NC
Puissance : 150 ch
V-max : 202 km/h
Conso. mixte : 4,5l/100km
CO2 : 119 g/km |
Concrètement, cela se traduit par une structure allégée,
qui fait d'ailleurs du CX-5 le plus léger de sa classe avec ses 1.445
kilos, par le choix entre trois motorisations inédites et, bien sûr, par
la présence de l'incontournable dispositif Stop&Start.
«Soul in Motion»
L'autre primeur de taille de laquelle le CX-5 a les honneurs, c'est le «Kodo» design (qui signifie «l’âme en mouvement»), dont il est le premier véhicule de série à arborer les codes stylistiques. Les traits sont donc tendus, les flancs sculptés, et l'ensemble se veut plutôt dynamique avec une chute de toit prononcée. La face avant dessine quant à elle le nouveau faciès qui sera bientôt commun à toutes les Mazda. Pour autant, si l’allure du CX-5 est agréable, elle n'en est reste pas moins plutôt discrète.
Austère
L'habitacle est de la même veine, et les
designers ont beau s'évertuer à nous expliquer que le meuble de bord a
été spécialement étudié pour répondre aux attentes de fonctionnalité et
de design de la clientèle, on ne peut s'empêcher de lui trouver un
aspect tristounet. Heureusement que la sellerie est proposée en beige
pour amener un peu de gaieté car pour le reste, c’est noir de noir !
Pour cet essai près de 5 mois avant l'arrivée effective de l'auto sur
nos routes (la commercialisation est prévue au Salon, en janvier, pour
des livraisons mi-mars), les modèles qui nous étaient confiés étaient
encore des préséries. Difficile donc de juger de la qualité
d'assemblage, mais les matériaux semblent déjà de très bonne facture.
Saluons également l'équipement disponible, qui comprend le freinage
d'urgence automatique, l'assistant de maintien de bande de circulation,
l'avertisseur d'angle mort ou la gestion automatique des grands phares.
La décision de savoir quels équipements seraient de série ou optionnels
n'avait pas encore été prise au moment de mettre sous presse. |
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Habitabilité
Dynamisme (diesel)
Boîtes de vitesses
Consommations
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-
Inconfort des places arrière
Bloc essence décevant
Fiscalité |
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Vaste et pratique
Grâce à son empattement de 2.700
millimètres, le CX-5 offre une habitabilité généreuse, tant aux places
arrière qu'au niveau du coffre, dont la contenance peut varier de 503 à
1.620 litres en fonction de la position du dossier arrière, rabattable
en trois parties. De quoi en faire une des meilleures propositions du
segment. De plus, la manœuvre se fait directement depuis l'extrémité
arrière et permet de libérer un plancher intégralement plat ! Un aspect
pratique qui se paye malheureusement aux places arrière, où l'assise de
la banquette se montre dure et plate comme un billard, pour permettre le
rabattage du dossier à l'horizontale, ce qui les rend particulièrement
inconfortables, à fortiori dans les parcours sinueux.
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Plaisirs manuels
Sous le capot, les motorisations sont
issues elles aussi du programme SkyActiv. En essence, le bloc 2 litres
développe 160 chevaux et 210 Nm, tandis qu'en diesel, le 2,2 litres est
proposé en deux versions : 150ch/380Nm ou 175ch/420Nm. Tous peuvent
êtres livrés en boîte manuelle ou automatique, à six rapports dans
chacun des cas, et seul le diesel le plus musclé n'a pas droit aux deux
roues motrices. Bien entendu, le Stop&Start est livré de série sur
l’ensemble de la gamme.
Il semble évident que le moteur essence ne rencontrera qu'un succès
d'estime chez nous. Couplé à la boîte automatique sur notre véhicule
d'essai, ses 160 chevaux ne se montrent pas des plus virils, et la
boite, trop sensible si on la laisse se gérer seule, les pousse à trop
haut régime à la moindre pression de l'accélérateur, emplissant
l'habitacle d'un bruit qui n'a rien d'envoûtant. Dommage, d'autant que
cette boîte auto se montre aussi douce que réactive et se fait agréable à
manier manuellement grâce au levier fonctionnant «dans le bon sens» :
tirer pour passer un rapport, pousser pour rétrograder.
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Le CX-5 SkyActiv-D 2.2 150
en quelques chiffres
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Moteur : quatre cylindres diesel, 2.184cc;
150ch à 4.500tr/min;
380Nm de 1.800 à 2.600tr/min.
Transmission : aux roues avant.
Boîte : manuelle à six rapports.
L/l/h (mm) : 4.555/1.840/1.710
Poids à vide (kg) : 1.445
Volume du coffre (l) : 503
Réservoir (l) : 56
0 à 100 km/h (sec.) : 9,2 |
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Les 150 chevaux de la plus modeste des variantes du 2.2 diesel font en
revanche preuve d'une santé de feu, assortie d'un couple plus
qu'appréciable et d'une consommation record : 4,5l/100km, soit 119g
CO2/km ! Un record !
Comme toujours chez Mazda, la boîte manuelle «façon MX-5» est un pur
régal à utiliser avec son petit levier, sa précision parfaite et son
débattement court. Dans cette configuration, le CX-5 se fait d’ailleurs
particulièrement agréable à conduire, grâce notamment au travail de
légèreté appliqué aux châssis et trains roulants qui peaufinent le réel
dynamisme dont nous a semblé faire preuve l'auto lors de cette brève
prise en main.
Conclusion
S'il est vrai qu'il se montre particulièrement épatant sur le plan
énergétique, dire que le CX-5 établit de nouvelles références est
peut-être pousser le bouchon un peu loin. Pour autant, ce SUV ne souffre
d'aucun défaut majeur et se montre même des plus plaisants à mener.
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par Nicolas Morlet