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Auto Trends - Essais routiers
Essais routiers > Lotus Evora IPS
Lotus Evora IPS
Octobre 18, 2011 | 12:00
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Sorry Mr Chapman…
Depuis l’apparition de l’Evora en 2009, la gamme Lotus possède un modèle capable de conquérir les Etats-Unis et l’Asie. Sans boîte automatique, cela restait toutefois compliqué, d’où l’apparition de cette version IPS…
Jusqu’à l’arrivée de l’Evora, la gamme Lotus n’intéressait que les purs et durs, pour qui le pilotage prévalait sur toute autre chose. En effet, avec les seules Elise et Exige, trop peu nombreux étaient les clients qui enviaient ce style radical mais ô combien enivrant.
C’est là qu’intervint l’Evora, une GT capable de relancer Lotus face aux plus grands noms du genre et qui, malgré un embonpoint qui aurait donné des cheveux blancs à Colin Chapman, parvient à conserver l’identité de la marque.
Si on pouvait jusqu’ici lui reprocher un manque de «peps», l’Evora S dotée d’un compresseur est arrivée voici quelques semaines pour peaufiner le tableau. Mais malgré cela, les marchés américains et asiatiques restaient insensibles à l’Evora, la faute à sa boîte manuelle qui ne fait décidemment que très peu d’émules en ces contrées.
Prix : 63.843 € TVAC
Puissance : 280 ch
V-max : 261 km/h
Conso. mixte : 8,7 l/100km
CO2 : 205 g/km
Merci Toyota
+
Châssis époustouflant
Sonorité moteur
Boîte souple à allure modérée
Lotus se tourna alors vers Toyota, qui fournit déjà le 3.5 V6 de l’Evora. Présent sous le capot de la Toyota Camry et du Lexus RX350, ce moteur est couplé à une boîte automatique à bord des japonaises, d’où l’idée des ingénieurs d’Hethel de proposer pareille alternative à bord de l’Evora. Un choix qui n’est en réalité pas une première pour Lotus. On se souviendra en effet qu’au milieu des années 80, l’Excel proposait déjà cette alternative. Toutefois, ce type de transmission ne fit jamais la renommée du modèle (et encore moins de la marque), et disparut simplement du catalogue pendant près de 30 ans, jusqu’à l’apparition de cette boîte Toyota rebaptisée IPS (Intelligent Precision Shift !) par Lotus. Recalibrée en fonction des désidératas propres à une voiture au caractère sportif, cette transmission à six rapports est opérable via la série de boutons située sur la console centrale ainsi que par les palettes au volant. Parfaitement intégrées à l’ensemble, ces différentes commandes ajoutent une touche hi-tech peu commune à Lotus, ce qui ne fait qu’augmenter l’envie de vérifier ses capacités dans la pratique.
-
Manque de punch moteur
Boîte indisponible sur Evora S
Prix élevé
Intelligente ?
Les petites routes qui serpentent autour du siège de la marque offrant un profil assez varié, nous avons bénéficié de conditions optimales pour tester cette nouvelle boîte IPS. Si les traversées de villages abordées en mode «Drive» ont fait ressortir une souplesse de fonctionnement qui rend l’utilisation de cette Evora IPS tout à fait envisageable au quotidien, c’est malheureusement une fois en mode «Sport» que la boîte déçoit quelque peu. Il est vrai que lorsque le rythme augmente, il devient difficile pour elle de soutenir la comparaison avec ce que propose la concurrence. Certes les rapports s’enclenchent à la volée dans un laps de temps respectable mais à chaque rétrogradage, un coup de gaz façon talon-pointe s’opère. Si on pourrait penser cette opération judicieuse, la montée en régime du moteur est trop lente, ce qui provoque des à-coups désagréables et des réactions parfois délicates au freinage pour le pilote. N’imaginez donc pas retrouver la rapidité et l’efficacité dont jouit une boîte F1 Ferrari, mais en l’absence de technologie double embrayage, Lotus est malgré tout parvenu à proposer quelque chose de réussi qui devrait plaire outre-Atlantique, là étant bien le but de l’opération.
Quoiqu’il en soit, cette Lotus Evora reste une formidable GT dont l’excellent châssis force le respect. Et bien que cette boîte IPS ne soit pas dénuée de griefs, elle devrait permettre à Lotus de retrouver une position plus confortable face aux références du genre tant les boîtes auto sont aujourd’hui liées à l’avenir commercial d’un modèle, si sportif soit-il. Un constat qui aurait certainement choqué le génial créateur de la marque pour qui légèreté et simplicité prévalaient sur toute autre chose. Mais le présent est là, et la survie de Lotus passe indéniablement par certaines concessions !
CONCLUSION
Si votre rêve est d’arpenter les circuits et de titiller le chrono, mieux vaut oublier cette Evora IPS : d’autres produits Lotus rempliront cette tâche à merveille. Mais si au contraire vous désirez dévorer les petites nationales à bord d’une Lotus utilisable au quotidien et jouissant d’un confort moins radical, alors l’investissement en vaut certainement la chandelle.
La Lotus Evora IPS
en quelques chiffres
Moteur
: V6 essence, 3.456cc;
280ch à 6.300tr/min;
350Nm à 3.300tr/min.
Transmission
: aux roues arrière.
Boîte
: automatique 6 rapports à palettes
L/l/h
: 4.342/1.848/1.223 mm
Poids à vide (kg)
: 1.382
0 à 100 km/k (sec.)
: 5,1
Hervé Watrin
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