Auto Trends - Essais routiers
l'Audi Quattro Concept
Juillet 13, 2011 | 1:03
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Light is (plus que jamais) right !

Salué comme l’un des prototypes les plus réussis du dernier Mondial de l’Automobile, l’Audi Quattro Concept s’est offert à nous le temps d’un bref essai. De quoi aider les dirigeants de la marque à prendre leur décision quant à une production en série ?

Souvenez-vous : en octobre dernier, Audi faisait sensation dans les allées du Parc des Expositions de la Porte de Versailles avec son Concept Quattro. Ce coupé trois portes, réalisé en guise de célébration du 30e anniversaire de la technologie Quattro, s’habille d’une robe évoquant librement le premier modèle à en avoir été équipé, au début des années 80, et recèle un habitacle luxueux et sportif à la fois qui en fait une parfaite petite GT. Largement de quoi mettre en émoi l’imagination des «audistes» !


Cœur d’RS

Ce n’est pas tout : dans ses choix techniques aussi, le Concept Quattro fait preuve d’une avancée technologique plutôt intéressante. Construit sur une base d’Audi RS5 à empattement raccourci, sa carrosserie est le fruit du centre de construction allégée de la marque et fait la part belle à l’aluminium et à la fibre de carbone. De quoi permettre au concept de ne pas passer la barre des 1.300 kilos sur la balance. Une belle prouesse, surtout lorsqu’on découvre le cœur qui trône sous le capot : un 2,5 litres 5 cylindres emprunté à la TT RS qui a subi une sérieuse cure de stéroïdes puisqu’il développe ici pas moins de 408 chevaux ! Le tout, combiné à une boîte manuelle classique, à six rapports.

De quoi laisser présager d’un sacré tempérament doublé d’un comportement affûté puisqu’en la matière, comme chacun le sait, le poids, c’est l’ennemi.


Kinder-surprise

On ne va pas vous mentir : ce n’est pas à proprement parler le concept que vous avez sous les yeux qu’Audi nous a confié, du moins «visuellement». Il s’agissait en fait d’un «mulet», un prototype doté de toute sa technologie, mais camouflé de manière indétectable sous la carrosserie d’une A5 coupé grise tout ce qu’il y a de plus classique.
Indétectable… jusqu’à ce que l’on tourne la clé de contact du moins. Car à ce moment, les 408 chevaux qui hennissent à l’unisson font immanquablement se retourner les têtes. Il faut dire que le cinq cylindres ne manque pas de coffre grâce à son échappement spécifique, et que sa sonorité donne l’impression d’avoir affaire à une cylindrée nettement supérieure. Une impression renforcée une fois qu’on le laisse monter dans les tours, où son chant devient plus strident.
 



Rigide et pétillante

Un moteur que l’on sent prêt à rugir à la moindre sollicitation de l’accélérateur, qu’il convient d’ailleurs de doser avec précaution tant celui-ci se montre réactif.

Pour notre essai, le constructeur avait prévu un parcours sur une petite piste d’essai des environs de Stuttgart, peu commune de par ses bosses et ses dévers. De quoi prendre pleinement la mesure de la rigidité exceptionnelle de la caisse, due en bonne partie à l’usage de fibres de carbone aux caractéristiques plus élevées que le métal dans ce domaine précis. La légèreté de l’ensemble est également évidente, et assure une vivacité bluffante au concept, qui enchaîne les changements d’appuis avec une aisance peu commune, avant de repartir de plus belle à chaque pression sur l’accélérateur. Quelques évitements étaient également dressés sur notre parcours, de manière à mettre encore un peu plus en exergue la maniabilité de l’auto et les bénéfices des matériaux précités sur la prise de roulis, particulièrement bien maîtrisée. Seuls quelques réglages, spécifiques à l’adaptation nécessaire pour camoufler le concept en une «simple» A5, viennent trahir que l’auto n’est pas encore vraiment prête, comme les suspensions qui «tapent» sur les bosses.


SVP M. Audi !

Alors bien sûr, ce n’était peut-être qu’un essai qui restera sans suite. Mais était-ce vraiment sans arrière-pensée qu’Audi a pris la décision de faire essayer son concept à une poignée de journalistes ? On peut en douter, au vu de l’engouement suscité lors de son apparition et de l’aboutissement technique dont il fait d’ores et déjà preuve. Une chose est sûre en tout cas, si l’auto devait passer à la production, ce serait une pure merveille, pleine de caractère et bien plus généreuse en sensations que n’importe quelle RS actuelle. Le concept illustre en outre parfaitement le changement qui est en train de s’opérer chez les constructeurs, pour qui la course à la puissance n’est plus la priorité principale dans la recherche de performances. Et c’est tellement mieux ainsi ! Ne reste qu’à espérer un feu vert de la part de dirigeants de la marque. En tout cas, pour nous, il est déjà tout acquis !

par Nicolas Morlet



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