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Dans ce décor, la XKR-S est magnifiée et
celui qui la conduit en prend plein la vue, plein les oreilles, plein
partout. Premièrement, le moteur est une pure merveille. Nous avions vu
qu'il était très disponible à bas régime en ville, mais ce qu'il donne
dans les régimes intermédiaires est fabuleux. Remettez la gomme à 2.500
tours et regardez-le essorer le compte-tours, direction zone rouge. A
mesure qu'on s'en rapproche, la sonorité se fait de plus en plus forte
mais en conservant toujours cette note… comment dire… féline. On est
plus dans le registre animal que dans celui de la mécanique de pointe.
Puis il faut changer de rapport et là bien-sûr, pour le plaisir, on est
passé en S et en manuel, avec les palettes au volant. Revoilà la
comparaison avec une double embrayage : comment une boîte auto peut-elle
passer d'un rapport à l'autre aussi vite !? Mieux encore, comment
peut-elle être si obéissante quand on lui demande de redescendre d'un ou
deux rapports en approche de courbe ? Moi, j'ai pas tout vu, mais j'ai
rarement vu ça. Le plus beau est que cet exercice est accompagné d'un
"brobrop" du moteur absolument divin, comme peu de voitures de cette
catégorie, trop bien élevées pour de telles manifestations
d'enthousiasme, osent en produire.
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La Jaguar XKR-S
en quelques chiffres |