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La vraie "révolution" de la XF millésime
2012 est donc à chercher sous le capot. Ce n'est pas la première fois
qu'une Jag est emmenée par un 4 cylindres, puisque la X-Type recevait
déjà un 2.2 diesel. Mais certains n'ayant jamais considéré cette
dernière comme une authentique Jaguar, on trichera un peu en disant que
oui, ceci est une grande première. Jusque-là, si on voulait une Jaguar
digne de ce nom et un diesel, n'existait que le délicieux 3 litres V6 de
240 ou 270 chevaux, partagé avec Ford et PSA. Un moteur à la fois
performant, d'une absolue douceur et d'une totale discrétion, autant de
qualités qui collent parfaitement à l'âme Jaguar. Mais hélas, un moteur
qui était un frein à la carrière de la XF dans un marché crucial, où
l'obsession du CO2 a imposé le downsizing : le fleet. La parade est à
nouveau un diesel PSA : le 2.2, décliné ici en 190ch et 450Nm ou en
version fiscale 163ch, au même tarif. Ce moteur est aussi le cœur d'une
autre belle féline : la Peugeot 508, dans laquelle il lâche 204 chevaux.
Et c'est là que la Jaguar prend un premier coup de griffe. Car dans la
508, ce moteur est exemplaire. Puissant, coupleux, en parfait accord
avec sa boîte automatique 6 rapports et surtout, il est d'une
remarquable discrétion.
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