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Auto Trends - Essais routiers
Essais routiers > Hyundai Veloster
Hyundai Veloster
Octobre 24, 2011 | 10:16
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Apparences trompeuses
Vous croyez à un coupé ? Le Veloster possède une porte à gauche et deux à droite. Une authentique sportive ? Non plus, Hyundai parle même de familiale…
Les Volkswagen Scirocco, Renault Mégane Coupé et autre Honda CR-Z comptent désormais une rivale de plus avec l’arrivée sur le marché du Hyundai Veloster. Oui mais… Le constructeur coréen dit aussi vouloir rivaliser avec les Alfa Romeo Giulietta, Citroën DS3, Mini et même BMW Série 1.
Autrement dit, le Veloster voudrait ratisser large, même si Hyundai est parfaitement conscient qu’il s’agit avant tout d’un véhicule de niche et d’image qui n’a pas pour vocation de faire du volume.
Asymétrique
«New Thinking. New Possibilities»
, autrement dit : penser autrement ouvre de nouvelles voies. Le slogan cher à la marque n’a sans doute jamais aussi bien collé à un modèle qu’à celui-ci.
Car s’il ressemble à un coupé traditionnel à première vue, le Veloster est… asymétrique ! Une spécificité rarissime dans le monde de l’automobile, et que les designers ont bien du mal à faire passer auprès des chefs de projet. Une porte largement dimensionnée à gauche, côté conducteur, et deux plus petites à droite. Pour éviter toute disgrâce, la poignée de porte arrière droite est intégrée dans le prolongement de la vitre, si bien qu’il faut être attentif pour remarquer cette asymétrie osée.
Prix : 21.499 € TVAC
Puissance : 140 ch
V-max : 201 km/h
Conso. mixte : 5,6l/100km
CO2 : 137 g/km
Attention à la tête
Le but de la manœuvre, en dehors de l’aspect marketing évident qui consiste à proposer quelque chose de «décalé», est de commercialiser une voiture racée et à l’apparence sportive tout en conservant une bonne dose d’aspects pratiques. Un pari réussi… en partie. L’accès aux places arrière par le côté droit est pratique et l’habitabilité est correcte pour deux adultes. Les grands gabarits devront toutefois composer avec une garde au toit plutôt limitée. Derrière eux, le coffre, accessible par un vaste hayon, est profond et engloutit 320 litres, ce qui est plutôt pas mal. Revers de la médaille : le seuil de chargement est situé particulièrement haut.
Flatteur
Derrière le volant, le conducteur a droit à un univers high-tech inspiré de celui de la moto. La console centrale prend ainsi la forme d’un réservoir à carburant alors que les aérateurs rappellent le pot d’échappement d’une moto sportive. Les cadrans, qui s’éclairent de bleu la nuit, sont coiffés d’une casquette assurant une excellente visibilité, même en plein soleil. Avec son grand écran tactile situé en plein centre, le Veloster dispose d’un habitacle plutôt flatteur, même si certains plastiques, comme celui de l’accoudoir central, semblent légers. Plus embêtant, surtout pour une voiture de ce genre : l’assise du conducteur est trop haute. Et même si cela ne gêne pas vraiment la position de conduite grâce aux amples débattements du volant, on aimerait pouvoir descendre de quelques centimètres.
+
Concept original
Equipement complet
Tarifs intéressants
Garantie et assistance de 5 ans
Consommation (théorique) raisonnable
Surfaces complexes
Impossible de passer inaperçu à bord du Veloster. C’est d’ailleurs le but recherché. Longue de 4,22 mètres, la voiture est basse (1,39 mètre) et affiche des lignes osées. Avec un look pareil, on s’attend à ce que le Veloster « envoie » un maximum sur la route. Il n’en est rien. Du moins pas pour l’instant puisque le seul moteur disponible est un 1.6 GDI à injection directe d’essence. En l’absence de suralimentation, il se montre creux à bas régimes et manque de caractère dans les tours. En contrepartie, l’importateur belge a prévu le pack Blue Drive de série. Ce dernier se compose d’un système Stop&Start, d’une gestion intelligente de l’alternateur et de pneus à faible résistance au roulement (en 17 ou 18 pouces tout de même !). Du coup, la consommation moyenne théorique ne dépasse pas 5,6l/100km (137g CO2/km). Dans la pratique, et malgré une conduite paisible, nous ne sommes pas descendus sous les 8l/100km. Notez également que le Veloster est le premier modèle de la gamme Hyundai à pouvoir être équipé d’une transmission DCT à double embrayage que nous n’avons pas pu essayer.
-
Garde au toit arrière
Seuil de coffre élevé
Direction inconsistante
Moteur creux
Assise trop haute
A confirmer…
Difficile de vous parler en détail du comportement routier du Veloster, notre parcours d’essai s’étant déroulé entre les radars, sur les routes de Flandre. A première vue, la direction semble un peu trop légère pour bien «toucher» la route. Ce n’est pas une surprise, l’amortissement est relativement ferme sans toutefois se montrer inconfortable. Bien posé sur ses voies larges, le Veloster est également peu enclin au roulis, du moins sur les quelques ronds-points que nous avons croisés. Les tarifs, enfin, sont on ne peut plus compétitifs.
CONCLUSION
Même s’il repose sur un concept asymétrique original et présente un visage résolument dynamique, le Veloster est un véhicule de compromis. Pas vraiment sportif, il est par contre utilisable au quotidien, même à quatre. Mais les amateurs de sensations repasseront.
Le Veloster 1.6 GDI
en quelques chiffres
Moteur : 4 cylindres en ligne,
injection directe, 1.591cc;
140ch à 6.300tr/min;
167Nm à 4.850tr/min.
Transmission : aux roues avant.
Boîte : manuelle à 6 rapports.
L/l/h (mm) : 4.220/1.790/1.399
Poids à vide (kg) : 1.255
Volume du coffre (l) : 320
Réservoir (l) : 50
0 à 100 km/h (sec.) : 9,8
Par Frédéric De Backer
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