- Ford Grand C-Max 1.6 HDI 115
- Renault Grand Scénic 1.5 dCi 110
- VW Touran 1.6 TDI 105
Excursions familiales
Le C-Max est désormais décliné en version 7 places. De quoi ennuyer le Grand Scénic, également visé par la nouvelle version du Touran. Un comparatif s’impose !
Ils l’ont bien cherché : après avoir obligé les parents à renoncer à la berline, voire au coupé de leurs rêves, les enfants vont devoir s’habituer aux excursions familiales ! C’est que, finalement, on y prendrait presque goût à conduire ces monovolumes. Il faut dire qu’en vingt-cinq ans (le Renault Espace a été lancé en 1984), les évolutions apportées au segment sont considérables. Adieu position de conduite héritée des camionnettes, oubliés les mouvements de pompage qui donnent l’impression de piloter un bateau et terminées les reprises poussives : les monovolumes modernes se revendiquent dorénavant aussi voitures à conduire !
Roi du genre
Leader du segment des monovolumes compacts, Renault a ouvert le bal des familiales dynamiques avec la troisième génération de son Scénic. Ce n’est pas pour rien que le constructeur français avait décidé de présenter ce nouveau venu à la presse internationale dans un environnement généralement assez impitoyable pour cette catégorie de véhicule : les Alpes ! Et pourtant, à l’issue de cette première prise en main, il fallait bien l’admettre : oui, il est possible de se faire plaisir derrière le volant d’un monovolume ! Une tendance qui se confirme d’ailleurs avec Ford. Le constructeur à l’ovale avait effectivement décidé d’en remettre une couche en emmenant la presse sur les hauteurs de Nice pour dévoiler ses C-Max et Grand C-Max. Le col de Vence, généralement arpenté avec des véhicules sportifs, a alors également mis en valeur les qualités dynamiques de ces nouveaux monovolumes étrennant la plate-forme de la troisième génération de Focus.
Plaisir et sécurité
C’est finalement le premier constat que l’on retiendra à l’issue de ce comparatif : dans les trois cas, nos prétendants possèdent tous d’excellentes bases roulantes. Les différences sont à chercher dans le détail (suspensions un peu plus fermes pour le Touran, direction un peu moins communicative sur le Scénic…) avec, au final, une petite préférence pour le Grand C-Max (train avant incisif, commandes parfaitement calibrées, stabilité dans les grandes courbes…). Mais dans tous les cas, nous sommes en présence de monovolumes particulièrement dynamiques.
Certes, ce n’est pas la caractéristique première que l’on recherche lorsqu’on envisage d’acheter un véhicule de ce segment. Et, évidemment, aucun père de famille digne de ce nom ne roulerait «sportivement» avec sa progéniture à bord (encore que, on en connaît…). Mais ici, on parle d’agrément et d’efficacité. Des caractéristiques qui, au contraire, permettent aux monovolumes d’afficher un niveau de sécurité active dorénavant proche de celle de berlines comparables. Et ça, en plus de ne pas s’ennuyer derrière le volant, c’est toujours bon à prendre !
Volkswagen Touran

Toujours classiques mais pratiques,
les habitacles Volkswagen ne déçoivent jamais.
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Rapport
encombrement/habitabilité/coffre
Sobriété du 1.6 TDI
Finition et ergonomie soignées
Comportement dynamique
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–
Suspensions un peu fermes
Prix de base et options onéreuses |
Coup de blush
Cette petite parenthèse fermée, il est temps de présenter en détail nos trois concurrentes. Commençons par le plus âgé, le Touran. Lancé en 2003 et déjà relooké fin 2006, le Touran bénéficie aujourd’hui d’une seconde cure de jouvence. Chez Volkswagen, on applique la formule maison du «tout doit être nouveau, mais il ne faut pas que cela se voit !». Car si les équipements disponibles sont modernes et les motorisations réadaptées, le look du Touran reste quant à lui assez identique à celui de la première génération (soit assez cubique et sobre). Pour réaffirmer sa filiation avec les derniers modèles badgés Volkswagen, le monovolume compact se masque toutefois d’une calandre en noir brillant, de phares redessinés et de nouveaux pare-chocs. Outre de redonner un appréciable coup de jeune au modèle, ces modifications permettent également de baisser le coefficient aérodynamique de trois points (de 0,32 à 0,29). De quoi aider le monovolume compact dans sa nouvelle traque des émissions de CO2.
Hormis ces coquetteries esthétiques, la raison principale de ce gros restylage est effectivement à chercher du côté mécanique. En diesel, le 1.6 TDI inondant la famille VW au grand complet remplace également le 1.9 TDI sous le capot du Touran. Disponible en 90 ou 105 chevaux, il transforme ce dernier en un véritable «chameau». Dans sa version BlueMotion équipée d’un Stop&Start et d’un système de récupération d’énergie, la variante 105ch se contente effectivement théoriquement de 4,6l/100km. Soit des émissions de 121g CO2/km. Pour un véhicule 7 places, c’est un record !
Ford Grand C-Max

Le tableau de bord du C-Max n'est pas le plus facile à
appréhender mais on s'y habitue rapidement.
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Prix
Comportement dynamique
Commandes parfaitement calibrées
1.6 TDCi sobre et vigoureux
Confort de marche conservé
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–
Habitabilité
Modularité
Finition
Visibilité trois-quarts avant
Ergonomie compliquée
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Offre dédoublée
Contrairement à Volkswagen qui ne propose qu’une seule variante de carrosserie disponible en 5 ou 7 places (+ 762 euros), Renault continue de dériver son Scénic en version longue. Pour bénéficier des strapontins supplémentaires, il faudra donc opter pour le Grand Scénic, étiré de 22 cm (500 euros de supplément par rapport au Scénic), et ajouter encore 500 euros à l’addition finale pour le sièges. Pour animer le Grand Scénic, l’offre de base en diesel est assurée par le 1.5 dCi dans sa récente variante portée à 110 chevaux.
Pour sa nouvelle génération de C-Max, Ford joue également la carte de la double proposition. En poussant le concept encore un peu plus loin puisqu’il ne s’agit pas ici de «simplement» étirer la carrosserie mais plutôt de proposer des modèles aux caractéristiques spécifiques. Le C-Max conserve un encombrement réduit (4,38 mètres), une ligne dynamique et un habitacle pouvant emmener cinq passagers. Le Grand C-Max (+ 850 euros) présente quant à lui un empattement allongé (+ 14 cm), des portières arrière coulissantes, une ligne de toit plus droite (et moins esthétique) ainsi que, en option, deux strapontins implantés dans le coffre (+ 650 euros). Côté mécanique, l’offre diesel est vaste (de 95 à 163 chevaux). Histoire de lui permettre de se battre à armes égales avec les Touran 1.6 TDI 105 et Grand Scénic 1.5 dCi 110, nous avons opté pour le Ford Grand C-Max 1.6 TDCi 115ch.
Renault Grand Scénic
Dans la grande tradition des monovolumes Renault,
la planche de bord du Scénic est la plus conviviale.
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+
Compromis confort/tenue de route
Luminosité de l’habitacle
Finition excellente
Espaces de rangement nombreux et vastes
Volume du coffre
Accord 1.5dCi/boîte 6 réussi
Equipement de série (GPS…)
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-
Prix (1.5 dCi indisponible en version de base)
Sièges extractibles peu pratiques
Plancher de coffre non fermé en 5 places
Direction un peu artificielle |
VIE A BORD
Habitabilité
1. Grand Scénic
2. Touran
3. Grand C-Max
Confort
1. Grand Scénic
2. Grand C-Max
3. Touran
Rangements
1. Grand Scénic
2. Touran
3. Grand C-Max
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Six, minimum !
Le 1.6 TDCi/HDI partagé par les groupes Ford et PSA vient de subir un
profond remaniement. Une manœuvre nécessaire pour lui permettre de
répondre aux normes antipollution Euro 5 indispensables pour rester au
catalogue. Dans la manœuvre, ce «seize-cents» a reçu de nouveaux
injecteurs piézoélectriques et un turbocompresseur à géométrie variable
optimisé. Par contre, il a perdu sa culasse à 16 soupapes plus onéreuse
(8 soupapes dorénavant). Ces modifications influencent toutefois en bien
son tempérament. Le couple maxi a fait un petit bond en avant et
atteint dorénavant jusqu’à 285 Nm de manière temporaire avec la fonction
overboost. Et ce, dès 1.750 tr/min. De quoi rendre la conduite plus
souple et vigoureuse. D’autant plus que, depuis son passage aux normes
Euro 5, ce 1.6 est enfin disponible avec une bonne boîte manuelle à 6
rapports. Sur le papier, le 1.5 dCi 110ch de Renault est désavantagé
avec son couple maxi de «seulement» 240 Nm à 1.750 tr/min. Les
performances sont effectivement un peu moins marquées sur la route,
d’autant plus que le Grand Scénic est le plus long et le plus lourd de
la bande. Heureusement, l’étagement de la boîte à 6 rapports s’accorde à
merveille avec le 1.5 dCi. A l’usage, ce duo se révèle dès lors
suffisamment souple et disponible pour assurer une conduite en toute
décontraction.
Un peu morne lorsqu’il est accolé à une longue boîte 5 (comme sur la
Golf BlueMotion, par exemple), le 1.6 TDI 105ch de Volkswagen démontre
également une bonne volonté dans l’effort une fois accouplé à une bonne
transmission à 6 rapports comme c’est le cas sur le Touran. Développant
250 Nm entre 1.500 et 2.500 tr/min et atteignant sa puissance maxi à
4.400 tr/min (contre respectivement 3.600 et 4.000 tr/min pour les TDCi
et dCi), le TDI dispose de la plage d’utilisation la plus large. Soit un
moteur appréciable à l’usage mais aussi lors des passages à la pompe…
Présent dans sa livrée «écolo» BlueMotion, c’est bien le Touran qui
s’est montré le plus frugal durant notre comparatif (6,1l/100km contre
6,4l pour le Grand C-Max et 6,8l pour le Grand Scénic).
Pour clôturer ce chapitre mécanique, on signalera aux allergiques du
levier de vitesses qu’une transmission à double embrayage est disponible
à la fois sur le Grand Scénic (6 rapports, à 1.400 euros) et sur le
Touran (7 rapports, à 1.750 euros). Le 1.6 TDCi ne permet pas de
disposer d’une transmission automatique chez Ford. Pour pouvoir cocher
la case «Powershift», soit la boîte à double embrayage à 6 rapports, il
faudra impérativement opter pour le 2.0 TDCi.
Modularité es-tu là ?
Sur le plan du dynamisme, le couple C-Max/Grand C-Max a indiscutablement
donné un sacré coup de pied dans le segment des monovolumes compacts.
Par contre, sur le plan de l’habitabilité, la comparaison avec les
références du genre s’avère moins enthousiasmante. Premier constat :
seuls les fauteuils latéraux de la seconde rangée pourront accueillir
des adultes. Le siège central, destiné à pouvoir se ranger sous l’assise
du fauteuil de droite pour libérer un accès vers les strapontins du
fond est beaucoup trop étroit pour être confortable. Les places
d’appoint du fond seront également à réserver aux enfants en raison d’un
faible espace disponible pour les jambes. C’est sûr : sur le plan de
l’habitabilité, le Grand Scénic reste imbattable. On appréciera tout
particulièrement la largeur d’assise des trois sièges de la seconde
rangée. De quoi accueillir confortablement des adultes… ou d’éviter aux
enfants de se disputer par manque d’espace vital ! Positionné entre ces
deux extrêmes sur le plan de l’habitabilité, le Touran se démarque quant
à lui surtout par son coffre. Il offre le volume le plus pratique et le
plus vaste (695 litres en 5 places contre 564 pour le Renault et 439
pour le Ford). Si le volume disponible à bord des deux autres
concurrents permettra déjà aux familles de largement voir venir, on
regrettera tout de même des aspects pratiques moins bien pensés. D’un
côté, on déplore l’absence de bavettes empêchant les petits articles de
glisser sous les sièges arrière de la seconde rangée du Scénic. De
l’autre, on pestera sur le fond du coffre légèrement incliné à cause des
sièges rangés sous le plancher du Grand C-Max. De quoi systématiquement
renvoyer les objets roulants hors du véhicule dès l’ouverture du hayon…
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SUR LA ROUTE
Performances
1. Grand C-Max
2. Touran
3. Grand Scénic
Agrément
1. Grand C-Max
2. Touran
3. Grand Scénic
Comportement
1. Grand C-MAx
2. Touran
3. Grand Scénic |
BUDGET
Prix
1. Grand C-Max
2. Touran
3. Grand Scénic
Equipement
1. Grand Scénic
2. Grand C-Max
3. Touran
Consommation
1. Touran
2. Grand C-Max
3. Grand Scénic |
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Finition décevante
La position de conduite à bord du Grand C-Max ne dépaysera pas les
propriétaires de berlines traditionnelles. En fait, le siège reste
implanté relativement bas pour un monovolume. Du coup, l’angle du volant
reste tout à fait normal. A l’usage, on déplorera tout de même une
visibilité trois-quarts avant assez moyenne en raison d’un montant A
épais et fuyant vers l’avant. Autre petit grief : l’ergonomie des
commandes est assez peu intuitive.
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On retrouve beaucoup trop de boutons
en tous genres sur le volant ainsi que sur la console centrale. Il
faudra déjà «chipoter» de nombreuses heures avant de pouvoir apprivoiser
toutes les subtilités de cette centrale nucléaire ! Le Touran de
Volkswagen se retrouve à l’extrême opposé. Tout y est bien rangé, sobre
et intuitif. Certes, pour un véhicule familial, la présentation n’est
pas des plus guillerettes. Mais au moins se dégagent une impression de
robustesse et de sérieux. Des caractéristiques que Ford n’a apparemment
pas positionnées au sommet de ses priorités au moment de développer son
Grand C-Max. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la qualité de
finition de ce modèle subit son ambition de carrière mondiale (les
attentes des clients asiatiques ou américains dans ce domaine sont bien
moindres que ceux des «difficiles» Européens). Cela dit, cette tactique
permet tout de même à Ford d’abattre une carte assez imparable au moment
avec son Grand C-Max : un prix de base particulièrement alléchant.
Disponible à partir de 22.700 euros avec le 1.6 TDCi 115ch, le Grand
C-Max s’affiche respectivement à 1.710 et 2.000 euros de moins que les
Touran et Grand Scénic. Avec, pourtant, un équipement de série déjà
généreux. Un atout suffisant pour permettre au Grand C-Max de percer le
segment ?
Conclusion
Le comportement routier dynamique du Grand C-Max fait figure de référence dans le segment. Dommage que sa finition et ses aspects pratiques ne soient pas aussi soignés. A ce petit jeu, c’est toujours le Grand Scénic qui conserve la tête grâce à un habitacle accueillant et spacieux. Avec son coffre pratique, sa mécanique sobre et sa finition irréprochable, le Touran reste quant à lui le monovolume compact le plus rationnel du segment.
Le Ford Grand C-Max 1.6 TDCi 115 ch
en quelques chiffres
Moteur : 4 cylindres en ligne, diesel, common rail,
1.560cc, 115ch à 3.600tr/min,
270 /285 avec overboost Nm de 1.750 à 2.500tr/min.
Transmission : aux roues avant.
Boîte : manuelle 6 rapports.
L/l/h (en mm) : 4.520/1.828/1.684
Poids à vide (kg) : 1.504
Volume du coffre (l) : 439/1.706
0 à 100 km/h (sec.) : N.C.
V-max (km/h) : 180
Conso. mixte (l/100km) : 4,9
CO2 (gr/km) : 129
Prix de base (euros TVAC) : 22.700 |

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Le Renault Grand Scénic 1.5 dCi 110 ch
en quelques chiffres
Moteur : 4 cylindres en ligne, diesel, common rail,
1.461cc, 110ch à 4.000tr/min,
240 Nm à 1.750tr/min.
Transmission : aux roues avant.
Boîte : manuelle 6 rapports.
L/l/h (en mm) : 4.560/1.845 /1.645
Poids à vide (kg) : 1.573
Volume du coffre (l) : 564/2.063
0 à 100 km/h (sec.) : 13,3
V-max (km/h) : 180
Conso.mixte (l/100km) : 5,3
CO2 (gr/km) : 138
Prix de base (euros TVAC) : 24.700 |

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Le VW Touran 1.6TDI 105
en quelques chiffres
Moteur : 4 cylindres en ligne, diesel, common-rail,
1.598cc; 105ch à 4.400tr/min;
250Nm entre 1.500 et 2.500 tr/min.
Transmission : aux roues avant.
Boîte : manuelle 6 rapports.
L/l/h (en mm) : 4.397/1.794/1.674
Poids à vide (kg) : 1.469
Volume du coffre (l) : 695/1.989
0 à 100 km/h (sec.) : 12,8
V-max (km/h) : 186
Conso. mixte (l/100km) : 4,6
CO2 (gr/km) : 121
Prix de base (euros TVAC) : 24.410 |

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