VIE A BORD
Habitabilité
1. DS3
2. A1
3. Mini
Confort
1. A1
2. DS3
3. Mini
Rangements
1. DS3
2. A1
3. Mini
SUR LA ROUTE
Performances
1. DS3
2. A1
3. Mini
Agrément
1. Mini
2. DS3
3. A1
Comportement
1. A1
2. DS3
3. Mini
BUDGET
Prix
1. DS3
2. A1
3. Mini
Equipement
1. DS3
2. A1
3. Mini
Consommation
1. A1
2. Mini
3. DS3
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Prime…
Avec la même ardeur, Citroën et Audi ont effectivement suivi la démarche
de personnalisation étrennée par Mini. Les jantes, la couleur du toit,
la forme des stickers, le pommeau de vitesses, les tapis de sol, voire
même les arches de toit pour l’A1… Tout, ou presque, est modulable et
permet de se constituer une parure à la hauteur de ses goûts ou, à tout
le moins, à l’épaisseur de son portefeuille. Cela dit, avant de
commencer à piocher dans le catalogue d’options pour créer la voiture de
ses rêves, encore faut-il d’abord arrêter la motorisation qui
conviendra le mieux à ses attentes. Bonne nouvelle pour les dévoreurs de
bornes kilométriques, dans les trois cas, ces modèles peuvent se
transformer en chasseurs de primes. Si l’on opte pour le 1.6 TDI de 90
ou 105 chevaux, grâce à des émissions de CO2 inférieures à 105g CO2/km,
l’Etat paiera 15% de la facture de l’Audi A1. La différence de tarif
entre les deux versions est légèrement inférieure à 1.000 euros. Si l’on
dispose de ce budget, autant opter pour la version plus puissante qui
se montre moins bruyante, plus souple et plus vigoureuse. Dans les deux
cas, par contre, on déplorera qu’Audi se contente d’offrir une boîte à 5
rapports. Un sixième aurait permis de conserver la longue
démultiplication finale (sur autoroute on ne consomme rien…) tout en
offrant un étagement plus serré. Animée par le 1.4 HDI 70ch (honnête,
mais peu en rapport avec le ramage sportif de la DS3) ou le 1.6 HDI dans
sa version 90ch (souple et déjà très agréable mais seulement couplé à
une longue boîte à 5 rapports), la française permet de jouir des 15% de
réduction de l’Etat. Si l’on souhaite un peu plus de punch (et une boîte
à six rapports), il reste l’option du 1.6 HDI 110 ch. Mais il faudra
alors payer plein pot (118g CO2/km).
Depuis quelques mois, à l’occasion d’un restylage très discret, Mini a
revu son offre diesel. Sous le capot, on ne retrouve plus le 1.6 HDI
d’origine Ford/PSA, mais bien une production badgée BMW. La cylindrée et
la puissance restent approximativement identiques (1.6l 90ch en One D
et 112ch en Cooper D). Mais ici, le bloc est dérivé du 2 litres diesel
que l’on retrouve sous le capot des productions de la marque allemande.
Ses émissions de CO2 restent évidemment inférieures à 100 g/km dans les
deux cas. Autre bonne nouvelle : les deux versions diesels disposent
d’une boîte à six rapports.
… ou plaisir ?
Si ce n’est pas un moyen de déplacement mais une voiture plaisir que
vous recherchez, pas de souci : les trois constructeurs proposent des
mécaniques capables de titiller vos sens ! Chez Audi, on ne jure que par
la suralimentation. Malgré sa faible cylindrée, le 1.2 turbocompressé
86ch se montre réactif et pétillant à bas-régimes. Son couple maxi reste
disponible entre 1.500 et 3.000 tr/min. Un régal pour évoluer en ville.
Par contre, si on aime pousser les intermédiaires, il ne se passe plus
grand-chose au-dessus de 3.000 tours. Voilà pourquoi on conseillera
plutôt aux conducteurs sportifs de lorgner vers le 1.4 TSI 122ch
(disponible en boîte manuelle à 6 rapports ou double embrayage à 7
rapports). Ou, éventuellement d’attendre la future version poussée à 180
chevaux (le même bloc que celui de la Polo GTI). Chez Citroën et Mini,
hormis les versions d’accès moins sportives, on se partage le 1.6 VTI
120ch. Un moteur qui profite de sa distribution à calage variable pour
offrir une rondeur agréable. Sur sa Cooper, Mini possède toutefois
l’avantage de coupler ce moteur à une boîte à six rapports. De quoi
présenter un meilleur étagement que sur la DS3. Cela dit, Citroën
propose sa DS3 à un tarif un peu plus avantageux. On conseillera alors,
si possible, d’opter pour le 1.6 THP 156ch à l’équipement de base
complet. On bénéficiera alors d’une bonne boîte à six rapports et
surtout d’un agrément nettement supérieur. L’Audi A1 et la Mini (sauf si
l’on opte pour l’onéreuse Cooper S équipée du même moteur) ne peuvent
suivre…
Question de feeling
Après plusieurs centaines de kilomètres de routes sinueuses,
d’autoroutes et un peu de ville, on en vient à se demander si l’A1 joue
dans la même cour que ses deux concurrentes. D’un côté, on retrouve une
Mini pétillante, peu confortable et bruyante certes, mais amusante à
manier. Ses commandes fermes et sa direction vive créent la sensation de
rouler sportivement en toute occasion. Sans être la plus efficace au
sens strict du mot, l’effet «sport» est effectivement bien présent et
distille un indéniable plaisir de conduite. La petite d’Audi ne partage
pas la même philosophie. C’est, même, d’ailleurs exactement l’inverse.
Très efficace (les modifications par rapport à la Polo sont flagrantes,
surtout grâce à son train avant plus mordant), la petite allemande,
hérite du sérieux de ses grandes sœurs. Tout au plus, remarque-t-on une
suspension un peu ferme mais au filtrage restant acceptable. Audi semble
donc avoir oublié d’ajouter un peu de fun au moment de développer sa
petite voiture. On ne s’ennuie pas derrière le volant, certes. Mais, on
aurait imaginé l’A1 plus amusante. Avis aux cartésiens, donc. Pour les
conducteurs qui ne se retrouvent pas dans ces deux extrêmes, la DS3 se
profile comme un excellent compromis. On retrouve à la fois un
comportement dynamique plaisant (la voiture «vit» lorsqu’on hausse le
rythme) et un confort de marche acceptable.
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