Auto Trends - Essais routiers
Citroën Metropolis
Mai 23, 2011 | 12:22
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Du made in China comme on l'aime !

A l'Expo Universelle de Shanghai 2010, on pouvait admirer dans le palais français un concept car Citroën nommé Metropolis. Vu d'Europe, on se disait que l'engin était une façon pour le constructeur de flatter le premier marché automobile mondial. Mais voilà qu’elle était présentée au dernier Salon de Genève…

Citroën essaierait-il de nous dire quelque chose ? Quand on sait qu'on concept car est à la fois une façon de tester les réactions du public et une déclaration d'intentions, quel peut-être le message du constructeur en rapatriant en Europe cette grande limousine née en Chine, et à priori pour la Chine.

C'est ce que nous avons demandé à Thierry Metroz, directeur du style Citroën…


Il est étonnant de découvrir cette nouvelle approche du haut de gamme alors qu'on a beaucoup entendu qu'il n'y aurait pas de succession à la C6…
«Nous réfléchissons toujours à notre présence dans le haut de gamme. Et notre présence dans le premium peut prendre différentes formes, autres qu'une succession classique à la C6. C'est pour ça que nous avons développé la ligne DS.»


En quoi était-il intéressant de demander à votre bureau de design en Chine de créer ce concept ?
 «Au départ, la volonté était de consulter notre équipe en Chine, composée d'une cinquantaine de personnes. Ils ont eu carte blanche pour imaginer ce que serait un véhicule haut de gamme pour la Chine, qui serait représentatif des codes génétiques de la marque.

D'autre part, c'était donner l'occasion à cette équipe assez jeune, principalement chinoise mais encadrée par des Français, d'acquérir de l'expérience.»
 
Thierry Metroz, directeur du style Citroën

Et on a le sentiment que ce test a été bénéfique, que cette jeune équipe inexpérimentée est allée plus loin que l'aurait fait un team européen…

«En effet. Ca s'explique par la jeunesse, dont l'une des spécificités est d'être moins préoccupée par les problèmes de faisabilité. Mais aussi par le fait que la Chine n'a pas d'héritage en matière de design automobile et même de design en général. Donc ils se posent moins de questions, il y a moins d'autocensure.»
Avez-vous tiré des enseignements de l'expérience ?

«Beaucoup. Et le plus intéressant dans le cas de la Metropolis tient à une particularité du marché Chinois. Là-bas, l'achat d'une voiture est un acte familial au sens large. Ce sont dix personnes qui débarquent en concession et ce sont souvent les grands-parents qui financent l'achat. Donc la première chose qui les intéresse, c'est la partie arrière de l'habitacle. En créant une voiture haut de gamme, nous avons constaté qu'on obtenait des résultats étonnants en démarrant des places arrière.

Et l'autre enseignement est l'amour du client chinois pour le détail, plus que pour l'allure générale.
Sur Metropolis, vous voyez par exemple la découpe d'aile avant, ce "coup de lame" du montant arrière dans lequel on a placé des LED, ou encore le travail des éléments intérieurs des phares. Il y a un côté sculpture dans tout cela, qui se retrouvera dans les futurs produits DS. Et la dernière chose que je peux vous dire, c'est que le futur de Ciroën passe par des produits mondiaux, identiques pour la Chine, par exemple, et pour l'Europe. Or comme le marché Chinois évolue trois fois plus vite que les autres, attendez-vous à retrouver des éléments de la Metropolis sur les routes très très bientôt.
"
 
 
 

Décryptage : il n'y aura jamais de voiture comme la Metropolis sur nos routes, ni ailleurs. Mais le concept est bien une déclaration d'intentions. La DS5 lui devra beaucoup, et elle sera là dans moins d’un an. On trépigne…

Laurent Zilli



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