Auto Trends - Essais routiers
Chevrolet Orlando
Février 03, 2011 | 11:43
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La preuve par sept

En pleine mutation, Chevrolet s’apprête à commercialiser pas moins de sept nouveaux modèles en 2011. La marque au papillon ouvre le bal avec l’Orlando, un véhicule familial au look original. De quoi booster les ventes ?

Géant à l’échelle mondiale, Chevrolet reste un petit poucet en Europe. Du moins pour le moment. Le calendrier bien chargé de cette année pourrait, en effet, bien aider le constructeur américain (ex-coréen) à grappiller des parts de marché chez nous. Dans l’ordre, on annonce le restylage du SUV maison Captiva, l’arrivée d’une toute nouvelle Aveo, plus dynamique, la déclinaison 5 portes de la récente berline Cruze, la commercialisation d’une nouvelle Corvette (Grand Sport), l’importation de la «Muscle Car» américaine Camaro (berline et cabriolet) et, enfin, l’arrivée de la Volt. Cette voiture électrique à autonomie étendue clôturera donc en beauté une année démarrée en fanfare avec la présentation de l’Orlando.

Modèle familial

Le nom Orlando n’a pas été choisi par hasard. Avec plus de 47 millions de visiteurs arrivant chaque année de tous les coins du monde, il s’agit de la ville la plus visitée de tous les Etats-Unis. Il faut dire qu’elle comporte à elle seule sept des dix plus grands parcs d’attractions du monde (celui de Walt Disney en tête). C’est donc cet esprit de vacances familiales que Chevrolet a tenté d’insuffler à son monovolume. Du coup, l’Orlando ne se dérive qu’en version à 7 places. Inutile, comme c’est encore généralement le cas chez les concurrents, de porter la main au portefeuille pour disposer des deux strapontins supplémentaires dans le coffre.
Grâce à un espace habitable généreux (notamment la garde au toit qui reste suffisante) et à un accès relativement aisé, ces places d’appoints pourront recevoir facilement deux adultes. Sur les plus longs trajets, la position «genoux dans le menton» pourra toutefois fatiguer. On n’hésitera donc pas à faire une tournante avec les convoyeurs positionnés sur la rangée centrale. Grâce à la position d’assise plus traditionnelle et à leurs dossiers réglables en inclinaison, ces places s’avèrent évidemment plus confortables.

Modularité simple

Pour son Orlando, Chevrolet a opté pour des sièges rabattables dans le plancher. Si cela ne permet pas d’obtenir un volume gigantesque lors des déménagements (1.499 litres en configuration deux places tout de même), cela facilite néanmoins grandement les manœuvres et la logistique.

Prix : 20.199 € TVAC


Puissance : 130 ch


V-max : 180 km/h


Conso. mixte : 6l/100km


CO2 : 159 g/km

 Seul petit bémol : Chevrolet n’a pas poussé le souci du détail jusqu’à proposer des bavettes couvrant les quelques interstices à gauche et à droite. Du coup, même si le plancher est globalement plan, on risque de perdre de menus objets entre les fauteuils. Autre petit détail de finition : on ne retrouve pas non plus d’espace de rangement dédié à accueillir le cache-bagages lorsqu’on déploie les sixième et septième sièges.
En configuration cinq places, l’Orlando présente un volume de coffre appréciable de 454 litres. De quoi largement satisfaire aux besoins traditionnels d’une famille. Pour charger des objets lourds, on déplorera tout de même un seuil de chargement un peu haut.


Tout est dans le look !

Il faut dire que, contrairement aux monovolumes traditionnels, l’Orlando joue la carte de l’originalité en empruntant une partie de son langage stylistique au genre SUV. Avis aux parents allergiques à la carrosserie classique des monovolumes, l’Orlando possède une personnalité moins passe-partout !
A l’intérieur, si les matériaux ne sont pas tous d’une qualité exceptionnelle, on ne note toutefois aucune véritable fausse note. On appréciera même la finition correcte et l’originalité du dessin de la planche de bord. Côté pratique, le rangement «secret» (qui ne l’est plus maintenant qu’on en parle…) derrière la console central s’avère également assez ingénieux. La position de conduite est bonne. Pour ceux qui préfèrent les mousses moelleuses, notez tout de même que le rembourrage des sièges reste assez ferme.

Du Cruze là-dessous

Techniquement, l’Orlando se pose sur la plate-forme de la récente berline Cruze. Chevrolet a toutefois retravaillé les liaisons au sol pour proposer un comportement routier plus efficace et dynamique. Couplé à une direction correctement calibrée, cela donne un véhicule étonnamment agréable à conduire. Voilà une caractéristique de bon augure pour le renouveau de la marque en Europe !
Côté moteur, on laissera le bloc 1.8 essence aux familles parcourant peu de kilomètres. Ce moteur s’avère suffisamment vigoureux pour animer honnêtement l’Orlando. Mais, sur les plus grands axes, on déplorera tout de même l’absence d’un sixième rapport permettant de diminuer le régime de croisière. Plus globalement, c’est évidemment en diesel que l’Orlando plaira. Si sa cylindrée reste pénalisante par rapport aux 1.5 ou 1.6 de la concurrence, le bloc 2 litres Chevrolet se dérive néanmoins ici en version dégonflée à 130 chevaux. Pour ceux qui ne craignent pas de payer un peu plus de taxes, reste la variante «libérée» qui atteint dorénavant la barre des 163 chevaux. Par rapport à la première version (150ch) de ce moteur, on note une souplesse et une insonorisation en net progrès. Couplé en série à une boîte manuelle à six rapports, ce 2.0 diesel peut s’adjoindre les services d’une transmission automatique, paisible et reposante, à six rapports.

+

Rapport prix/équipement

Carrosserie originale

Comportement routier efficace

Habitabilité généreuse


Proposé à partir de 18.199 euros en essence et 20.199 en diesel avec un équipement déjà complet de série, l’Orlando possède toutes ses chances pour percer sur le marché. D’autant plus que Chevrolet offre, en guise de lancement, une réduction de 2.000 euros durant les premières semaines de commercialisation !

 

L’Orlando inaugure avec brio le renouveau de Chevrolet. Le temps des anciennes Daewoo rebadgées paraît dorénavant bien loin. Si les six autres modèles qui arrivent continuent sur la même voie, nul doute que Chevrolet va grappiller des parts de marché en Europe !

Le Chevrolet Orlando

2.0 TCDi 130 en quelques chiffres


Moteur : 4 cylindres en ligne, diesel common rail; 1.998cc;

130ch à 3.800tr/min;

315Nm à 2.000tr/min.

Transmission : aux quatre avant.

Boîte : manuelle ou automatique

à 6 rapports.

L/l/h : 4.652/1.836/1.633 mm

Poids à vide (kg): 1.655

Coffre (l) : 454

Réservoir (l) : 64

0 à 100 km/h (sec.) : 10,3

Quelques détails de finition

Sièges un peu fermes
 

Les autres motorisations


2.0 TCDI : 163ch; 7l/100km; 186g CO2/km, 22.199 euros TVAC.

1.8 : 141ch; 7,3l/100km; 172g CO2/km, 18.199 euros TVAC.


Jean-François Christiaens




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