Auto Trends - Essais routiers
BMW Série 1M Coupé
Janvier 18, 2012 | 2:49
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Petit coupé comme on les M !


L’héritière de la M3 originelle, c’est elle : la BMW Série 1 M Coupé ! Si la compacte munichoise a cédé sa place à une nouvelle génération (essayée dans nos pages le mois dernier), le coupé connaît seulement son apogée avec cette version qui rassemble tous les ingrédients de son aïeule apparue au milieu des années 80 !

Compacte, outrageusement musclée, presque effrayante, la Série 1M (et non pas M1, pseudonyme trop emblématique chez BMW) affiche sans vergogne tout son caractère quel que soit l’angle sous lequel on l’observe. C’est d’ailleurs la première image qui renvoie à la M3 de 1986, dont les extravagants élargisseurs d’ailes se sont assagis au fil des générations pour s’orienter vers des modifications moins voyantes.

Avec la 1M Coupé, les ingénieurs et designers semblent avoir eu carte blanche pour laisser libre cours à leurs pulsions.



M jusqu’au bout des pneus

Et cela se traduit par des boucliers élargis à l’extrême, creusé de trois larges écopes à l’avant, bardé d’un agressif diffuseur d’air à l’arrière supportant les quatre embouts d’échappement. Les passages de roues sont élargis, de 55 millimètres par rapport à une 135i, ce qui donne une allure particulièrement râblée à l’auto. Le tout, souligné de coques de rétroviseurs typiques, à double branches, et d’ailes avant creusées devant le rappel de clignotant.  Prix : 51.300 € TVAC
Puissance : 340 ch
V-max : 250 km/h
Conso. mixte : 9,6l/100km
CO2 : 224 g/km
 

A l’ouverture de la portière, l’habitacle paraît presque trop sage avec sa présentation noire, tout juste rehaussée de quelques pointes de surpiqûres orange sur le tableau de bord ou la sellerie. Mais l’ambiance sportive est pourtant bien présente, avec des sièges semi-baquets aux multiples réglages et au maintien soigné et des habillages mariant le cuir à l’Alcantara. Les quelques logos M sur le fond du compte-tours ou les seuils de portes se chargent d’afficher l’exclusivité.

Oubliez la discrétion
Dimanche matin, 9h00. Nous réveillons la 1M qui a passé la nuit dehors. Le grognement rauque qu’elle laisse échapper nous fait presque nous excuser de la tirer de son sommeil de grand matin, et ne laisse que peu de doutes sur son caractère. Il faut dire que les ingénieurs allemands semblent avoir œuvré à ce que la mélodie qui s’envole de l’échappement soit aussi audible que possible. Même à l’arrêt, on l’entend respirer ! Une respiration qui se transforme en rugissement à la moindre excitation de la bête via la pédale d’accélérateur, libérant alors les 340 chevaux et 450 Nm délivrés par le six cylindres en ligne de 3 litres, suralimenté par deux turbos.
Un cœur qui, combiné à une boîte de vitesses manuelle à six rapports courte et précise, offre à la Série 1M des performances similaires à celles de la M3 actuelle ! Grâce en partie à la fonction Overboost, qui permet de gagner 50 Nm quelques secondes durant, les 100 km/h départ arrêté sont accrochés en 4,9 petites secondes (4,8 pour la M3) tandis que seule la bride électronique l’empêche de dépasser les 250 km/h.
 
+
Sensations
Présentation
Sonorité
Motricité

 -
Qualité de certains plastiques
Endurance des freins 


Joueuse efficace !
Pour transmettre sa cavalerie au sol de manière optimale, la 1M s’octroie les services d’un différentiel puisque seules ses roues arrière sont motrices, étroitement surveillées par un ESP à la rigidité toute germanique. En fonctionnement normal, le garde-fou électronique ne laissera aucun loisir aux roues de dériver du moindre millimètre, intervenant même plus souvent qu’il ne faut, au moindre démarrage sur un petit gravier ou sur sol gras. Heureusement, deux autres modes nettement plus joueurs sont proposés. Le premier permet de se faire largement plaisir en faisant la part belle aux travers et glissades tout en conservant une certaine sécurité lorsque l’arrière ne demande plus qu’à passer devant, le second étant purement et simplement la désactivation complète du système. Mais mieux vaut avoir une certaine habitude du rodéo avant d’en arriver là, car (plus encore sur route humide comme lors de notre essai) plus question alors de mener l’auto du bout des doigts !   

En conduite active, la Série 1M bondit des virages avec une agilité désarmante, avant de s’inscrire parfaitement dans la courbe suivante au freinage, grâce à la direction hyper-réactive et millimétrée. Seuls les freins, pourtant de 360 mm à l’avant et 350 mm à l’arrière, semblent avoir moyennement apprécié l’activité, commençant à se faire entendre (et sentir) après quelques répétitions de l’exercice seulement.
Revenu à la raison et à un rythme plus détendu, on appréciera encore l’excellent tarage des suspensions, offrant un compromis quasi-parfait entre maintien en courbes et filtrage des imperfections.

Conclusion

Plus caractérielle et extravertie (et accessoirement moins chère) que sa grande sœur M3, la Série 1 M demande plus de tact pour être apprivoisée. Une machine à sensations délurée, à ne certainement pas mettre entre toutes les mains !
 
La 1M Coupé
en quelques chiffres

Moteur :
six cylindres essence, 2.979cc;
340ch à 5.900tr/min;
450Nm (+50 avec Overboost)
de 1.500 à 4.500 tr/min.

Transmission : aux roues arrière.
Boîte : manuelle à six rapports.
L/l/h (mm) : 4.380/1.803/1.420
Poids à vide (kg) : 1.495
Volume du coffre (l) : 370
Réservoir (l) : 53
0 à 100 km/h (sec.) : 4,9

par Nicolas Morlet

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