Auto Trends - Essais routiers
Audi A1 Sportback 1.2 TFSI
Février 02, 2012 | 9:55
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Plus, ou moins deux ?
Notre «joujou national» revient sur les devants de la scène en ce début d’année dans sa variante Sportback. Soit une A1 qui hérite de deux portes supplémentaires… mais qui peut également «perdre» deux cylindres grâce à un nouveau système capable d’envoyer les pistons centraux se reposer en conduite stabilisée…

Même si elle s’étire sur 24 cm de plus que la Mini, sa principale rivale, l’Audi A1 reste particulièrement compacte et pratique du long de ses 3,95 mètres. Un encombrement que ne modifie pas la récente variante Sportback. Hormis ses deux portes supplémentaires, cette dernière ne se démarque finalement que grâce à sa ligne de toit un peu moins fuyante. Une astuce qui permet de ménager une garde au toit plus généreuse. Cela tombe bien : c’est le principal défaut de l’A1. Cela dit, une fois les chiffres sous les yeux, on se demande si la manœuvre permettra de changer fondamentalement la donne : la hauteur sous pavillon progresse seulement d’un petit cm à l’arrière…

Quatre ou cinq places

Effectivement, une fois installé à l’arrière, la garde au toit ne semble pas particulièrement plus généreuse que par le passé. C’est d’autant plus dommage que, au regard de la petite taille du véhicule, le rayon disponible pour les genoux reste appréciable. Beaucoup plus qu’à bord d’une Mini, par exemple (mais qui elle, offre suffisamment de place pour caser sa tête…).
Par rapport à la version trois portes uniquement disponible en quatre places, l’A1 Sportback peut être commandée au choix (et sans supplément de prix…) avec deux sièges individuels à l’arrière ou une banquette à trois places. Cela dit cette place centrale supplémentaire ne sera à réserver que pour des courts trajets…
Au quotidien, par contre, on apprécie l’apparition de portières avant plus compactes. Raccourcies, elles rendent l’accès à bord beaucoup plus simple lorsqu’on est garé parallèlement aux autres voitures.
Le coffre reste, quant à lui, inchangé par rapport à la version trois portes. Avec 270 litres disponibles (920 avec les dossiers abaissés), il offre un volume déjà largement suffisant pour une utilisation quotidienne normale.
 
   
 Pas de miracle aux places arrière : la garde au toit reste limitée.

Finition irréprochable
Derrière le volant, l’Audi A1 Sportback impressionne toujours autant que sa petite sœur à trois portes. Le soin apporté à la finition et la qualité des matériaux utilisés, surtout pour un modèle de ce segment, sont vraiment irréprochables. Souhaitant synthétiser l’offre Audi, l’A1 s’équipe des dernières innovations du constructeur allemand dans le domaine de l’info-divertissement. On épinglera particulièrement la possibilité de jouir d’un «hot-spot» wifi embarqué ou de disposer de vues satellites (Google Earth) voire même des photographies «réelles» (Google Street View) sur son écran de GPS. Pas mal, pour un modèle d’entrée de gamme ! Petit bémol tout de même : même si Audi tente de jouer la carte de la personnalisation avec des couleurs un peu flashy pour certains détails du tableau de bord, l’atmosphère à bord de l’A1 reste globalement austère et pas très fun… L’ennui serait-il le revers obligatoire de la perfection ?
 
 
Comportement (trop ?) irréprochable
On en vient à le croire sincèrement après notre galop d’essai… A nouveau, l’A1 Sportback ne mérite que des éloges grâce à son comportement routier ultra-sécurisant et son compromis confort de marche/dynamisme appréciable. Mais, même en cravachant la version la plus sportive animée par le 1.4 SI de 185 chevaux, à cause de sensations trop aseptisées, le cœur ne s’emballe pas vraiment… Par contre, force est de constater que le travail effectué sur le châssis par rapport au couple VW Polo/Seat Ibiza est palpable (surtout en ce qui concerne le tranchant du train avant).
Côté mécanique, en plus des motorisations reprises de l’A1, le catalogue s’étoffera prochainement d’un 2.0 TDI 140ch. Une mécanique qui offre évidemment des reprises canons, mais qui reste assez lissée. C’est sûr : les sensations du coup de pied aux fesses d’un «bon vieux» 1.9 TDI injecteurs-pompes appartiennent désormais au passé (ainsi que, et ça c’est plus appréciable, ses vibrations désagréables et sa sonorité agricole…). L’autre nouveauté attendue pour le printemps prochain, c’est l’apparition de la technologie «cylindre on demand» sur le 1.4 TSI 140ch. Concrètement, à faible charge, l’admission des cylindres centraux se coupe grâce à un ingénieux système de cames débrayables. La voiture continue alors sa marche sur seulement deux cylindres. Cela dit, les séquences d’allumages/coupures étant tellement rapides à la moindre sollicitation de l’accélérateur que la manœuvre paraît totalement imperceptible pour le conducteur. Finalement, hormis de très rares et légers soubresauts on sait seulement que l’on roule en mode «bicylindre» parce que l’info s’affiche au tableau de bord. Cette technique permet toutefois d’économiser selon Audi 1l/100km en moyenne.




Conclusion
En conservant exactement le même empattement et une garde au toit assez limitée, la version Sportback ne se montre finalement pas beaucoup plus polyvalente que l’A1 à trois portes. Tout au plus l’accès à bord, tant à l’avant qu’à l’arrière, est grandement facilité.

 




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