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Mercedes Vision S 500 Plug-in Hybrid
Janvier 12, 2011 | 1:20
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La classe supérieure

Avec sa S400, Mercedes a, discrètement, déjà poussé les portes de l’hybridation. Sa chaîne cinématique ne permet toutefois pas de goûter aux joies de l’évolution 100% électrique. Le concept de Vision S 500 Plug-in Hybrid démontre toutefois que Mercedes possède dans ses cartons la technique pour y arriver. Alors, vivement la prochaine génération de Classe S !?

La technique hybride, c’est bien. Mais si l’on ne veut pas sacrifier l’espace habitable, ni le volume de coffre, cela demande quelques talents de magicien si l’on veut caser les batteries, le moteur électrique, le moteur thermique, le réservoir de carburant et toute l’électronique chargée de gérer les différentes interactions sous la carrosserie. Pour ses modèles «tractions» (Classe A et B), Mercedes possède une plate-forme dite sandwich. Une architecture pratique qui permet de caser certains organes techniques dans le plancher. La prochaine génération de Classe S devrait inaugurer une plate-forme «propulsion» basée sur la même technique. Elle permettra ainsi de caser plus facilement une batterie voire une pile à combustible dans les entrailles du véhicule.

De 190 à 74 grammes

La Mercedes S400 hybride actuellement sur le marché dispose d’un 3.5 V6 essence 279ch. En fonction des conditions, il se voit épauler par le petit moteur électrique de 20 chevaux (160Nm tout de même) implanté dans la boîte de vitesses. Le conducteur de la Classe S hybride bénéficie donc d’une puissance cumulée de 299 chevaux et d’un couple maxi de 385 Nm. La consommation mixte de cette limousine «verte» reste sous la barre des 8 litres (7,9l) et les émissions de CO2 sous les 200 g/km (190). Le prototype que Mercedes nous propose à l’essai aujourd’hui, bien qu’il ne se différencie pas esthétiquement d’une Classe S traditionnelle, peut faire beaucoup mieux… Et, c’est plutôt un euphémisme : la consommation mixte officielle est de seulement 3,2l/100km ! Soit des émissions de seulement 74 g/km ! Pas mal, pour une confortable limousine de près de 5 mètres…

EV, c’est EV

La Classe S s’ébroue sans un bruit. C’est normal, lorsque ses batteries sont chargées, la S500 Vision privilégie la propulsion électrique contrairement à un hybride traditionnel qui multiplie les phases d’allumage et de coupure du moteur thermique. De type «Plug-in», le concept est capable d’évoluer durant une trentaine de kilomètres uniquement via l’énergie électrique avant de recharger ses batteries sur le réseau. Si le voyage envisagé est plus long, le moteur thermique prend simplement la relève. Identique par sa forme au moteur électrique de la S400, le bloc électrique utilisé par le prototype (également implanté dans la boîte automatique à 7 rapports) est trois fois plus puissant (60ch). Même si cela paraît peu, son couple très généreux permet d’évoluer sereinement sans nécessité l’appoint du moteur thermique. Le mode EV permet même de rouler sur l’autoroute puisque la vitesse maximale autorisée dans ce mode atteint les 120 km/h.

Punch !

Après un trajet de plusieurs kilomètres, durant lesquels le moteur thermique est effectivement resté muet malgré plusieurs accélérations franches, l’ingénieur en charge du projet assis à mes côté me propose alors d’enfoncer la pédale de droite à fond, jusqu’au plancher. En un éclair, le 3.5 V6 essence à injection directe se réveille alors pour offrir une puissance cumulée d’environ 400 chevaux. Le 0 à 100 km/h est expédié en moins de 5 secondes (4,8), le tout dans une sonorité digne d’une voiture sportive. C’est chouette… Mais finalement moins que d’évoluer en douceur dans un silence de sénateur !


Vivement la prochaine génération de Classe S, que l’on puisse, comme avec ce prototype, profiter du mode EV pour traverser avec distinction les zones urbaines.



Pour dormir dans les bouchons !

Lors de notre visite, Mercedes a sorti de son laboratoire un autre concept basé sur une Classe S. Celui-ci dispose d’un assistant de conduite pour embouteillages. On connaissait déjà le régulateur de vitesse couplé à un radar capable de freiner et accélérer le véhicule en fonction des conditions de circulation. La nouvelle fonction ajoutée permet maintenant également de tourner le volant ! Destiné à être actionné dans les embouteillages sur l’autoroute, cet assistant fonctionne avec deux caméras implantées a proximité du rétroviseur central. Sous 40 km/h, la voiture se calque alors sur le véhicule qui précède dans la file. Même s’il doit conserver ses mains sur le volant (juste pour sauver les apparences…), le conducteur se voit alors déchargé de toute action. Testé sur une piste d’essai, ce module baptisé «Traffic Jam Assistant» s’est effectivement révélé d’une efficacité déconcertante. Et, étonnamment, plutôt séduisant. C’est vrai, si l’on maudit généralement les systèmes électroniques qui gênent lorsque l’on veut effectivement conduire, un assistant qui se charge des basses besognes (suivre comme un mouton la voiture devant soi dans un embouteillage, est-ce vraiment conduire ?) n’est finalement pas une mauvaise idée… Par contre, reste à miniaturiser le système avant d’espérer pouvoir le commercialiser. Parce que, pour le moment, l’ordinateur chargé d’analyser les différents paramètres encombre tout le coffre de la Classe S prototype !





Par Jean-François Christiaens




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