Avec son petit coupé CR-Z, Honda propose un véhicule différent et prétend pouvoir conjuguer l'écologie à la sportivité. La sortie de l'Edition Limitée Mate est l'occasion pour nous de reprendre en main ce sympathique véhicule. Nous sommes en 2012 et le cercle des automobilistes engagés se divise en deux catégories : les militants écologistes qui ne jurent que par l'hybride et l'électrique, et les résistants sportifs, qui revendiquent contre vents et marées le droit au plaisir de conduite. Nous passerons sous silence la grande majorité des usagers, qui se soucient essentiellement des aspects pratiques et économiques (on ne leur en tiendra pas rigueur) et roulent généralement au diesel. Si dans les deux camps cités précédemment, on ne peut décemment pas désigner de "gentils" ou de "méchants", force est de constater que les uns comme les autres ne se portent pas beaucoup d'estime. Les premiers considèrent leurs opposants comme des dangereux criminels, quand ces derniers les accusent d'être castrateurs et frustrés. C'est ainsi que Honda, constructeur aux gènes sportifs prédominants mais s'intéressant aussi de près à l'écologie, a souhaité concilier le meilleur des deux mondes avec son coupé hybride CR-Z. Ce petit véhicule, avec son look semblant tout droit venu d'une galaxie lointaine, est sorti sur le marché au début de l'année 2010. Il fut le premier modèle hybride de grande série à bénéficier d'une boîte de vitesses manuelle. De plus, si d'autres véhicules "verts" peuvent se targuer d'avoir un caractère sportif, comme une Tesla roadster ou une Porsche Panamera Hybrid, ceux-ci ne sont pas vraiment accessibles au commun des mortels. Ainsi, si les 124ch annoncés peuvent paraître un peu faibles, l'engin revendique et affiche un véritable tempérament. L'allure trapue et ramassée du CR-Z lui donne un aspect de véhicule furtif, encore accentué par la peinture noire mat de notre série spéciale. La face avant avec sa gueule béante et la poupe tronquée lui confèrent en plus un côté espiègle, qui apparaît alors comme une incitation au pilotage. Si l'on fait abstraction de la piètre qualité des matériaux, ce sentiment se confirme lorsque l'on pénètre à bord.